Plan d’action pour les investissements

Plan d’action pour les investissements

Difficile de dresser un bilan dans un climat macro-économique aussi contrasté. Le ministère du commerce et de l’industrie s’y est livré lundi dernier. Pour Talbi Alami, les réalisations de son département en 2003 ont porté essentiellement sur l’amélioration de l’environnement légal et réglementaire du secteur, la mise à niveau des entreprises industrielles et la promotion de la qualité et l’accompagnement des entreprises à la certification. Les mêmes chantiers seront reconduits en 2004. Pas de chiffres toutefois sur le flux des investissements. Il est vrai qu’il s’agissait de la présentation d’un programme et que, tout compte fait, la comptabilisation des investissements relève d’autres départements. Le ministre du Commerce a rappelé la redynamisation du secteur automobile et la restructuration de celui du sucre. Des bouleversements sont à attendre dans ce dernier volet avec l’ouverture du capital des sucreries Surac et Sunabel. C’est dire que les perspectives d’investissements pour le reste de l’année 2003 et pour 2004 restent prometteuses avec au niveau mondial un retour de croissance favorable à l’accroissement des IDE vers des pays comme le Maroc. La modernisation du cadre institutionnel relatif à l’environnement des affaires, la création des seize CRI et la proximité de l’Europe renforcent les avantages comparatifs du Maroc par rapport à la concurrence. Mais il ne faut pas en rester là. Le ministre l’a rappelé, l’amélioration de l’environnement et de la compétitivité du tissu économique est indispensable pour attirer des capitaux étrangers. Tout d’ailleurs comme le parachèvement de la construction des zones et parcs industriels, chantier au ralenti ces dernières années, passe désormais au rang des priorités. La nouveauté sera la participation du secteur privé, invité à apporter sa pierre à l’édifice, pour une meilleure promotion de ces parcs. L’Agence nationale pour la promotion de la Petite et moyenne entreprise (PME) peut dans ce sens aider à l’amélioration du cadre légal et réglementaire ainsi qu’à une meilleure assistance technique. Difficile, dans cet exposé général sur les investissements, de ne pas faire allusion aux télécoms, l’un des secteurs les plus attractifs au Maroc. Si l’on en croit au plan d’action, 2004 verra l’achèvement des réformes et des chantiers déjà lancés pour la modernisation de la Poste, des télécommunications et des technologies de l’information. Bien qu’aucune annonce n’ait été faite explicitement sur ce sujet, les spéculations sur la possible attribution d’une seconde licence du fixe courant 2004 se font nombreuses. D’une manière générale, il s’agira pour le ministère du Commerce d’améliorer la visibilité des opérateurs économiques et de la société civile par la mise à leur disposition de bases de données et de supports documentaires « actualisés, fiables, pertinents et facilement accessibles ».

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