Plan global de lutte contre les effets de retard des pluies : Une mobilisation générale qui a donné ses fruits

Plan global de lutte contre les effets de retard des pluies : Une mobilisation générale  qui a donné ses fruits

Dans une campagne agricole marquée, à son lancement, par un retard des précipitations, un programme d’accompagnement du monde rural a été déployé.

Aussi, dans le cadre de la mise en œuvre de ce plan global de lutte contre les effets de retard des pluies, le gouvernement a dédié une enveloppe de 4,5 milliards de dirhams pour lutter contre les effets du déficit pluviométrique décliné en 3 axes d’intervention. A ceci s’ajoute 1,25 milliard de dirhams de potentiel d’indemnisation au niveau de la compagnie d’assurance dans le cadre du produit multirisque climatique pour les cultures céréalières et printanières.

Aujourd’hui, le programme global visant à limiter les effets du retard des précipitations sur l’activité agricole va bon train. C’est ainsi qu’en matière de préservation des ressources animales, le programme est axé sur l’approvisionnement du marché en fourrages subventionnés, l’abreuvement du bétail et le suivi précis de la situation sanitaire du cheptel. En effet, l’opération de l’orge subventionnée a permis l’approvisionnement de 8 millions de quintaux en 8 mois, avec une enveloppe budgétaire de 562 millions de dirhams.

Aussi, elle a permis une couverture totale avec 98 centres de relais au lieu des 70 programmés, l’acquisition de 5,5 millions de quintaux, soit le tiers du programme, et la distribution de 2 millions de quintaux au profit de 210.000 bénéficiaires. Dans ce cadre, le programme prévoit des mesures de gouvernance au service des petits agriculteurs, à savoir l’approvisionnement en orge sur tout le territoire national, à un prix cible de 2 DH/kg. Concernant les fourrages composés, 4 millions de quintaux seront subventionnés au profit des éleveurs des bovins, enregistrés au registre agricole national, avec un budget de 400 millions de dirhams. Le programme comprend également des actions visant l’abreuvement du bétail pour une enveloppe de 155 millions de dirhams, via l’aménagement et la construction de 524 points d’eau, l’acquisition de 2.700 citernes et la couverture des frais de fonctionnement des camions-citernes.

Pour ce qui est de l’encadrement sanitaire du secteur, une enveloppe de 92 millions de dirhams a été consacrée à l’acquisition de médicaments vétérinaires et la vaccination du cheptel au niveau de 41 provinces. Par ailleurs, en ce qui concerne la protection des ressources végétales, le ministre a précisé que ce programme vise également à assurer l’irrigation des plantations sous régime pluvial, avec une superficie ciblée de 93.000 hectares pour un coût de 140 millions de dirhams. De même, au niveau des plantations printanières, un programme a été mis en place visant 400.000 hectares, dont 263.250 hectares ont été déjà réalisés, soit 67% du programme. Par ailleurs, en dépit du déficit pluviométrique ayant marqué l’actuelle campagne, le déficit hydrique a reculé de 63% à fin janvier à 49% actuellement, a relevé le ministre, alors que le taux de remplissage des barrages a augmenté de 58% en février à 61% actuellement.

Les trois axes du plan global de lutte contre les effets de retard des pluies

Sauvegarde du cheptel : De l’orge pour 2 Dh/kg

Le premier axe vise la sauvegarde du cheptel avec l’approvisionnement en orge sur tout le territoire national, à un prix cible de 2 Dh/Kg. La distribution se fait à guichet ouvert via 98 centres relais de proximité. L’Etat prend également en charge le transport de l’orge subventionnée depuis les centres relais. Ainsi, le Système national d’identification et de traçabilité animale (boucles électroniques), récemment mis en place par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, appuie la réussite de cette opération à travers un ciblage des éleveurs bovins. D’autres actions sont au programme pour la sauvegarde du cheptel dont l’abreuvement via l’aménagement et la construction de points d’eau ainsi que l’encadrement sanitaire du cheptel grâce au programme additionnel de vaccination, en effet, la vulnérabilité du cheptel s’accroissant en période de sécheresse.

Protection des ressources végétales : Un gros chantier

Il s’agit dans le second axe de la protection des ressources végétales. Ce volet vise à assurer l’irrigation des plantations sous régime pluvial entreprise dans le cadre des projets d’agriculture solidaire avec une superficie ciblée de 93.000 hectares. Une autre mesure consiste en la sécurisation des semences en céréales pour la campagne prochaine grâce à un stock disponible actuellement de 950.000 quintaux et une production prévisionnelle de 1 million de quintaux. Pour le périmètre irrigué qui permet de protéger la valeur ajoutée agricole et les postes d’emplois en année difficile, il est ainsi procédé à l’encadrement intensif des cultures avec la consigne claire de sauvegarder un volume d’eau suffisant pour le démarrage de la campagne agricole prochaine. Les comités mixtes de l’eau remplissent ici pleinement leur rôle pour une gestion intégrée des ressources hydriques. Egalement, sur le plan des cultures végétales, l’assurance agricole joue cette année un rôle important avec l’indemnisation des agriculteurs sinistrés, souscripteurs aux polices d’assurance céréalière multirisques dans les délais optimisés. L’assurance agricole a couvert cette année plus de 1 million d’hectares avec un capital garanti de plus de 1,1 milliard de dirhams. Cet axe comprend aussi des actions visant l’encouragement de la reconversion aux cultures de printemps à travers la mobilisation de l’ensemble des partenaires pour définir les programmes à mener et le concours du Crédit Agricole du Maroc qui contribue avec 1,5 milliard de dirhams à cette opération.

Monde rural : Tout pour maintenir les équilibres

Le maintien des équilibres dans le monde rural constitue le troisième axe de l’action entreprise pour la lutte contre les effets de retard des pluies. La priorité a été donnée à l’approvisionnement en eau potable des populations dans les zones reculées. De même, une attention particulière est accordée au suivi de l’exécution des projets de l’agriculture solidaire pour tout ce qu’ils représentent comme enjeux en termes de création de revenus et d’emplois.

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