PME, le pari de l’excellence

Histoire, toujours sans issue, de la poule et de l’oeuf. Faut-il d’abord créer un climat favorable à l’investissement et mettre en place le dispositif parfaitement adéquat pour sa relance ou s’agit-il, par contre, de favoriser l’option qui consiste à démarrer avec un strict minimum de conditions requises et espérer que les choses s’arrangent au fil du temps.
Une troisième «option» existe. Elle est même la plus facile et la plus prisée. Celle de faire des promesses de réformes louables sans pour autant arriver à les mettre en application dans les délais convenus ou sous la forme attendue.
Faute de moyens, ou encore primauté d’autres prérogatives l’orthodoxie de rationalisation des choix en est l’élément d’inspiration. Peu importe les raisons, légitimes soient-elles ou non, l’essentiel pour un pays en voie de développement comme le nôtre se perçoit au niveau des avancées réelles qu’il a pu accomplir et des pas qu’il a su franchir.
Les chantiers économiques, plus précisément ceux qui visent l’encouragement de l’initiative entreprenariale, initiés jusqu’à présent par le gouvernement de l’alternance sont, avouons-le nombreux. Charte de la PME, instauration du système de guichets régionaux, création d’agences d’emploi publiques à même de soutenir l’entrepreneur dans sa démarche de recrutement… Par ailleurs, si certaines de ces actions ont pu prendre la forme d’actions officiellement appliquées dans la vie quotidienne de l’entreprise, d’autres pataugent encore.
Tout compte fait, le plus grand perdant reste incontestablement les petites structures, vulnérables. Le pari sur lequel le gouvernement doit miser de l’avis de bon nombre d’économistes demeure cette communauté économique appelée PME/PMI. Pari légitime puisque cette dernière représente plus de 90 % du tissu économique national.
Les investisseurs dits «d’envergure» continuent par ailleurs à constituer la cible d’une armada de comités et commissions interministériels créés essentiellement pour « améliorer l’environnement des investissements » de ce gabarit. Résultat, la PME appelée demain à se battre contre des entreprises de tailles identiques, mais à armes inégales, n’aura pas même de manches à retrousser. La politique de mise à niveau qui revient comme un leitmotiv lors de la présentation des bilans économiques annuels ou encore devant des représentants d’organismes internationaux n’arrive toujours pas à trouver la forme idoine à incarner. Et c’est là même que le bât blesse.

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