PME-PMI : Un soutien ambitieux

PME-PMI : Un soutien ambitieux

Pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME), le gouvernement a pensé les choses en grand en mettant au point un ambitieux dispositif de soutien à d’accompagnement dont profiteraient ces entreprises. Les responsables de la Fédération des PME-PMI se sont réunis, jeudi 7 juillet à Rabat, avec le Premier ministre Driss Jettou à ce sujet et ils n’ont pas caché leur satisfecit à l’issue de cette rencontre. « Nous avons trouvé auprès du Premier ministre une écoute et un engagement ferme pour le soutien des PME.
La qualité des ministres, qui étaient présents lors de cette réunion, témoigne également de l’intérêt qu’accorde le gouvernement à ce programme», estime Hammad Kassal, président de la Fédération des PME-PMI. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Mise à niveau de l’économie, Salaheddine Mezouar, aborde dans le même sens puisqu’il a souligné à l’issue de cette réunion que le gouvernement « est allé très loin, beaucoup plus loin même, qu’il n’était demandé ». Pour ce qui est du dispositif adopté dont l’annonce officielle sera faite la semaine prochaine et qui sera mis en application en septembre prochain lors des 3èmes Assises des PME, il comporte de nombreuses clauses relatives au soutien financier. L’objectif en est de mettre un terme au problème de surendettement qui range nombre de ces structures. Ainsi, plusieurs mesures ont été prises pour faciliter aux PME-PMI le recours aux divers fonds mis à leur disposition.
Arrive en tête le Fonds de mise à niveau (FOMAN) dont les critères et les modalités ont été révisés élargissant les bénéficiaires à toutes les PME-PMI désireuses d’être accompagnées dans leur processus de certification, notamment celles qui en étaient auparavant écartées comme les courtiers d’assurance. Ces mesures ont également concerné le Fonds de restructuration auquel les modalités de recours ont été facilitées.
« L’idée principale est de s’attaquer au fond du problème, le nombre insuffisant d’entreprises structurées, modernes et innovantes au Maroc, et de lever les freins qui existent à tous les niveaux, de la formation des jeunes à la création et au développement des PME, afin de combler le décalage considérable entre l’envie d’entreprendre de milliers de Marocains et le passage à l’acte », explique le président de la FPME. Les doléances de cette dernière ont, en outre, concerné les moyens de paiement interentreprises, les effets commerciaux plus précisément, qui constituent dans l’état actuel des choses un frein au développement des activités des PME-PMI. Ainsi, la valeur légale de l’effet commercial ou assimilé, soit rehaussée et mise au même niveau que le chèque. «  Pour accompagner ces mesures concernant les paiements interentreprises, et afin de permettre à chaque société d’anticiper sur un certain nombre de problèmes liés à la qualité de ses clients, une base de données dynamique sera mise en place afin que chaque acteur commercial puisse la consulter. Cette base de données devra inclure aussi bien les incidents de paiement qu’une liste noire des mauvais payeurs », apprend-on auprès de la FNPME. Une manière de mettre fin à la recrudescence extrêmement importante des paiements en argent liquide ainsi que d’endos en cascade de chèques et d’effets commerciaux sans ordre. Outre les pertes gigantesques en termes de revenus fiscaux pour l’Etat et l’encouragement de concurrence déloyale, de telles pratiques peuvent servir à des utilisations fortement nuisibles à notre pays. « Il s’agit-là d’un programme très ambitieux. La balle est actuellement dans le camp des PEM-PMI qui sont appelées à doubler d’effort pour promouvoir la transparence, une exigence qui conditionne les relations avec les banques », a précisé M. Kassal.

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