Polémique autour de la loi sur l’étiquetage

À quelques mois de la mise en application des nouvelles dispositions du décret n°2-01-1016 promulgué le 4 juin 2002, relatif à l’étiquetage et la présentation des denrées alimentaires, les professionnels de la filière agro-industrielle plaident pour la mise en place de « garde-fous pour en garantir une application idoine » est-il mentionné par Alimentarius, le bulletin d’information de la Fédération Nationale de l’Agroalimentaire. Les agro-industriels insistent sur le fait que les produits doivent porter l’adresse du fabricant ou du conditionneur lorsque le produit est fabriqué au Maroc, et l’adresse de l’importateur lorsque ce dernier est conditionné à l’étranger. L’intérêt est d’assurer des traçabilités mais aussi de responsabiliser les intervenants dans l’acte de production, de transport ou de commercialisation des produits destinés à la consommation des Marocains. « Or, le texte ne stipule nulle part cette distinction » précise Alimentarius. Les professionnels demandent également de retirer du commerce tout produit non conforme ou impropre à la consommation. Ils insistent sur la nécessité d’interdire l’importation des produits arrivés à la limite de leur date de péremption. Le temps restant doit dépasser 25 % de la vie du produit. Il y va de la santé du consommateur marocain. La Fédération des agro-industriels s’élève aussi contre l’apposition de la date de péremption sur les petits emballages dont la plus grande surface ne dépasse pas 5 cm2 (produits de la confiserie, chocolaterie,…). Les professionnels estiment qu’il est actuellement impossible de mettre de telles spécificités sur des surfaces réduites. La raison derrière cette position est plus technique qu’autre chose. Aucune technologique ne permet actuellement une telle opération.

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