Portugal : Accord politique sur le budget d’austérité 2011

Portugal : Accord politique sur le budget d’austérité 2011

Le gouvernement minoritaire du Portugal et l’opposition sont parvenus, samedi 30 octobre à un accord sur le budget pour 2011 qui fera l’économie d’une crise politique dans un pays qui est déjà l’un maillons faibles de la zone euro. Cet accord, confirmé par le ministère des Finances, est intervenu à l’issue d’un long bras de fer entre le gouvernement socialiste et le Parti social-démocrate (PSD, centre-droit) qui a failli faire dérailler le budget et plonger le pays dans la paralysie. «L’accord a été signé samedi 30 octobre à 11h00 (10h00 GMT) au Parlement», a indiqué une porte-parole du ministère. Il met fin à des semaines d’inquiétude sur la capacité du Portugal, l’une des économies les plus fragiles de la zone euro, à trouver un compromis sur un budget d’austérité sous forte pression des investisseurs et de l’Union européenne. Une première série de négociations entre le gouvernement et le PSD, dont le soutien est indispensable à l’adoption du budget, s’était conclue sans accord mercredi, faisant planer le spectre d’une crise politique et financière. Vendredi toutefois, le Premier ministre, José Socrates et le chef de file du PSD Pedro Passos Coelho, s’étaient déclarés en faveur de nouvelles discussions en laissant entendre qu’un accord était finalement possible. L’Union européenne, les investisseurs et les grandes banques portugaises ont exercé de fortes pressions de part et d’autre pour arracher un accord, faute de quoi Lisbonne aurait été obligé, comme la Grèce au printemps, de recourir dans l’urgence à une aide financière des Vingt-Sept. Le gouvernement de Lisbonne étant minoritaire au Parlement, il a besoin de voix d’opposants pour faire passer des textes. Le PSD insistait pour plus de coupes dans les dépenses et des augmentations d’impôt moins fortes pour réduire les déficits publics du Portugal, laissant entendre que la fonction publique est pléthorique et doit être réformée. Le Premier ministre avait menacé de démissionner si le budget n’était pas voté, ce qui aurait provoqué des mois d’incertitude étant donné qu’aux termes de la Constitution, des élections anticipées ne peuvent se tenir qu’au plus tôt au mois de mai. José Socrates s’était engagé à faire passer le déficit public de 7,3% du PIB cette année à 4,6% en 2011. Il a besoin des voix des députés du PSD ou de leur abstention pour faire adopter son budget. Un vote en première lecture du budget est prévu dès mercredi au Parlement.

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