«Positive Impact» : Le Maroc réitère son adhésion

«Positive Impact» : Le Maroc réitère  son adhésion

Casa Finance City Authority, première escale de la présentation de l’initiative

«Le changement climatique, la croissance démographique et l’appauvrissement des ressources…. Autant de défis qui nous imposent une adaptation urgente de la finance pour apporter les changements appropriés à nos économies».

Les principes pour la finance à impact positif ont été dévoilés en détails à Casablanca. Le Maroc est en effet la première étape africaine où a été présentée l’initiative «Positive impact». Un séminaire a été tenu, jeudi 6 juillet, par Casa Finance City Authority (CFCA) durant lequel les fondements de ce projet, développé par près d’une vingtaine d’institutions financières dont BMCE Bank Of Africa, ont été discutés par un panel d’intervenant varié. Les membres de la présidence de la COP22 n’ont pas raté le rendez-vous.Citons dans ce sens Salaheddine Mezouar.

Le président de la COP22, qui promet des scoops pour la prochaine cop, a mis l’accent sur l’enjeu que représente le financement pour faire avancer les initiatives liées au climat. M. Mezouar a rappelé dans ce sens les missions que s’est fixé le Maroc pour cette présidence en l’occurrence la simplification des démarches en vue de permettre l’accès au financement lié au climat. Pour sa part, Said El Ibrahimi, président-directeur général de CFCA, a insisté sur la mobilisation des fonds et des capitaux nécessaires aux investissements particulièrement en énergies renouvelables. La part de l’Afrique reste dérisoire dans ce sens du fait que le continent reçoit moins de 5% de l’investissement mondial destiné au climat. L’initiative Positive impact vient principalement contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable.

La concrétisation de ces objectifs nécessite un financement oscillant entre 5 et 7 trillions de dollars. Il s’agit là des constats sur lesquels repose l’initiative. Autre fait relevé est celui de l’insuffisance des fonds publics au moment où la finance privée est limitée à quelques objectifs du développement durable. «le changement climatique, la croissance démographique et l’appauvrissement des ressources…. Autant de défis qui nous imposent une adaptation urgente de la finance pour apporter les changements appropriés à nos économies», apprend-on d’Eric Usher , directeur de l’UNEP-FI.

La présentation de l’initiative «Positive impact» aux décideurs marocains a eu de bons échos. L’audience était unanime sur l’adoption de cette initiative. Les représentants des banques et institutions financières nationales ont réitéré leur engagements en vue de déterminer les mesures d’impact positif aussi bien sur le plan économique et social. Rappelons que les principes d’impact positif s’articulent autour d’un nouveau modèle de financement axé sur les impacts.

Ce modèle permettrait de réduire le gap du financement du développement durable. Le groupe de travail ayant élaboré cet initiative est membre du groupe de travail de l’Initiative finance du programme des Nations-Unies pour le l’environnement (UNEP-FI). Les 19 banques et investisseurs internationaux à l’origine de cette initiative représentent près de 6.600 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

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