Pour améliorer la compétitivité dans ce secteur : Un plan de développement des normes industrielles dans le pipe

Pour améliorer la compétitivité dans ce secteur : Un plan de développement des normes industrielles dans le pipe

Le plan d’accélération industriel avait mis en avant la qualité comme étant un levier de la compétitivité de l’entreprise. Néanmoins pour la déployer au niveau des écosystèmes industriels, cela nécessite de couvrir les besoins bien définis en normes de spécification de produits, services et d’essai.

Mettre en place un plan de développement des normes dans l’industrie marocaine. C’est le principal objectif de l’étude sur la normalisation et ses applications dans les écosystèmes industriels que s’apprête à mener le ministère de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique. A en croire la tutelle, cette étude vise principalement à améliorer la compétitivité de l’industrie marocaine et permettre l’essor des écosystèmes industriels, promouvoir l’utilisation des normes marocaines dans les marchés publics et protéger le consommateur. Dans ce sens, le plan d’accélération industriel avait mis en avant la qualité comme étant un levier de la compétitivité de l’entreprise. Néanmoins pour la déployer au niveau des écosystèmes industriels, cela nécessite de couvrir les besoins bien définis en normes de spécification de produits, services et d’essai. A ce titre, les exemples des besoins en normalisation des écosystèmes de matériaux de construction, de textile et habillement, de la plasturgie, de l’automobile, de la chimie et parachimie, des produits de carrière et des autres écosystèmes industriels est sans appel, indique la tutelle précisant que l’indicateur quantitatif qui réside en nombre de normes produites chaque année ne permet pas à lui seul de refléter le degré d’utilisation et de la pertinence des normes et de leur application.

Partant de là, la tutelle étudiera les contraintes liées à l’application des normes et de leur approbation par l’entreprise marocaine. Pour ce faire, le spectre des parties prenantes comprend les écosystèmes industriels des matériaux de construction, du textile, cuir et habillement, et de la plasturgie, de l’automobile, de la chimie et parachimie, de l’aéronautique, de l’agroalimentaire, de l’électricité, des énergies renouvelables, du ferroviaire, des industries mécaniques et métallurgiques, du naval, des produits pharmaceutiques et des poids lourds et de l’ameublement. Plusieurs institutions et départements sont bénéficiaires de cette opération comme la direction générale de l’industrie, la direction générale du commerce, l’Imanor, la direction de protection du consommateur, de la surveillance du marché et de la qualité, les opérateurs économiques, les laboratoires de contrôle et d’essais, les centres techniques et les associations professionnelles ainsi que les associations professionnelles et les associations de protection des consommateurs.

L’étude initiée devra entre autres identifier les besoins en normes de spécifications des écosystèmes tout en précisant les priorités en termes d’adoption des normes, identifier les normes à rendre obligatoires selon les priorités à prendre en considération sur la base de leur importance pour la protection du consommateur et des capacités de l’infrastructure de contrôle, tout en prenant en considération l’avis des fabricants, identifier les pistes pour encourager les PME/PMI, notamment celles relevant des écosystèmes à utiliser pleinement les normes marocaines, utiliser les pistes pour promouvoir l’utilisation des normes marocaines dans la commande publique et proposer un plan d’action et les ressources nécessaires pour déployer les axes de développement de la normalisation dans l’industrie marocaine. Au niveau de l’identification des pistes pour encourager les PME/PMI marocaine à utiliser les normes marocaines, le diagnostic portera sur 60 entreprises dont 40 appartenant aux écosystèmes concernés. Ce travail sera mené avec la Confédération marocaine de la TPE/PME et la CGEM, Maroc PME, Imanor, l’Association des certificateurs du Maroc et les associations professionnelles concernées comme Amica, FCP, Amith, FMC, AMP, APC, Fenelec, Amip, Fedic, Gimas ou encore Fenagri.

Pour ce qui est de l’identification des pistes pour encourager l’utilisation des normes marocaines dans la commande publique, l’étude s’appuiera sur des entretiens effectués auprès des départements ministériels, des établissements publics et 2 ou 3 entreprises à gestion déléguée ou encore la TGR. L’analyse qui en sortira doit également refléter les contraintes rencontrées à l’application des normes par 10 départements ministériels, 5 établissements publics et 2 entreprises de gestion déléguée.

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