Pour réformer le secteur coopératif

Pour réformer le secteur coopératif

Le ministre chargé des Affaires économiques et générales, Nizar Baraka, a estimé, vendredi à Rabat, nécessaire d’entreprendre une réforme du système juridique du secteur coopératif et de l’adapter aux exigences de la réalité socio-économique. Intervenant lors de la réunion du conseil d’administration de l’Office du développement de la coopération (ODECO), M. Baraka a mis en relief l’importance du secteur des coopératives en tant que l’une des composantes de l’économie marocaine et son expansion à travers le Royaume, d’où, selon lui, l’impératif d’assouplir les procédures de création des coopératives, d’adopter une bonne gouvernance dans la gestion des affaires du secteur, de promouvoir une politique de transparence dans la commercialisation des produits des coopératives et de favoriser leur accès aux marchés.
Le ministre a de même rappelé que le nombre des coopératives au Maroc s’élève à 5.750 unités totalisant, ainsi, quelque 334.500 adhérents. M. Baraka a, également, préconisé la mise en place d’autres mécanismes plus efficients pour améliorer les performances de l’ODECO , et ce à travers un diagnostic détaillé du secteur, l’analyse de sa contribution au développement économique national, l’élaboration des mesures nécessaires à sa mise à niveau, l’amélioration des conditions sociales des adhérents des coopératives, la mise en place d’accords de partenariats au profit des membres des coopératives, et la lutte contre l’analphabétisme. Le ministre a, aussi, mis l’accent sur l’importance de la coordination, de l’orientation et de l’accompagnement des coopératives, l’intégration des personnes compétentes, notamment des jeunes, des femmes, dans le secteur coopératif générant des emplois et des revenus. M. Baraka a, en outre, insisté sur la nécessité d’adopter une politique plus ouverte aux nouveaux champs dans les secteurs des services et des industries alimentaires, permettant une contribution plus efficace à la réalisation des objectifs visés par l’initiative nationale pour le développement humain lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le ministre a de plus jugé nécessaire de renforcer les ressources humaines de l’office, de renforcer ses ressources financières pour améliorer son rendement, élargir sa couverture du territoire national et d’opter pour l’amélioration de la qualité et de l’efficience dans le cadre des interventions de l’office. M. Baraka a, également, estimé nécessaire le développement de mécanismes plus performants pour permettre à l’office de jouer un rôle plus important et de contribuer, dans le cadre des orientations fixées par le gouvernement, au développement de l’économie de proximité dans le but de surmonter les obstacles qui entravent l’évolution du secteur coopératif. Le ministre a annoncé, dans ce contexte, l’élaboration d’un programme de travail contractuel prévoyant des objectifs stratégiques et des moyens efficients pour dynamiser l’action de l’ODECO dans le cadre d’un partenariat entre les coopératives et les secteurs de coopération.
Plusieurs intervenants ont considéré pour leur part nécessaire l’essor des coopératives nationales en leur accordant notamment des exonérations fiscales dans le but de permettre leur intégration socio-économique. Après l’approbation par le conseil d’administration du procès verbal de la précédente réunion, le directeur de l’ODECO a présenté le bilan de l’action menée par l’office pendant la précédente année et les grandes lignes du programme d’action de l’office.

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