Pour un développement urbain durable au Maroc

Pour un développement urbain durable au Maroc

La ville du détroit a abrité, les 14 et 15 janvier, un colloque sous le thème «Le défi de la ville durable». Organisé par l’Association des élus locaux pour la Méditerranée (AELM) en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et des services (CCIS) de Tanger et l’Association Al Boughaz, cet événement de grande envergure a constitué un premier rendez-vous entre des élus, des experts internationaux ainsi que des acteurs économiques et sociaux pour débattre «de l’avenir des villes et des moyens à mettre en œuvre pour intégrer les critères du développement durable», selon les organisateurs.  Par ailleurs, les principes du développement durable interpellent tous les acteurs, en particulier les pouvoirs publics, et investissent progressivement tous les secteurs des sociétés et des champs d’action des collectivités locales. «La construction d’une ville durable ne peut se faire qu’avec la participation de toutes les femmes et les hommes que composent ses territoires», a indiqué le conseiller municipal délégué au développement et à l’urbanisme (Paris) et secrétaire général de l’AEL Mehdi Gadi, lors de la séance inaugurale de cette manifestation. Les participants à la séance d’ouverture ont souligné la nécessité de protéger l’environnement en vue d’atteindre les objectifs d’un développement durable. Ils ont déclaré que les trois milliards d’habitants, que comptent les centres urbains, ont bien évidemment une incidence sur l’avenir de la planète. D’ailleurs, les villes sont consommatrices de 75% de l’énergie de la planète. Et la prise en compte, ces dernières années, des enjeux climatiques conduit à la concentration d’efforts polarisés le plus souvent sur de grands projets comme les tramways.
Notons que l’extension démesurée des zones urbaines et la consommation excessive d’énergie entraînent, entre autres, une production élevée et croissante de déchets urbains. «La ville doit donc s’inventer un modèle de développement durable qui concilie les exigences environnementales, économiques et politiques. La gestion de l’étalement urbain suppose une réflexion sur la définition des espaces ruraux face au processus de périurbanisation», a-t-on noté. La programmation de ce colloque a comporté une table ronde autour du thème «La ville post-Copenhague» et deux ateliers qui ont porté respectivement sur «Les transports au centre des villes durables » et « Une ville compacte et protectrice de ses ressources ». Les travaux de cette manifestation ont été clôturés par la séance plénière sur le «Développement durable, gouvernance et démocratie locale».

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