Pour un habitat social de qualité

Sous l’égide du ministère de l’Habitat et de l’urbanisme et en collaboration avec le ministère de la Justice et du secrétariat permanent de l’Union du maghreb arabe (UMA), le 1er Congrès des Collèges des experts architectes maghrébins a ouvert ses journées de travail, vendredi dernier. D’où la présence de représentants des collèges des experts architectes des pays du Maghreb et des fédérations professionnelles du bâtiment et des institutions bancaires.
Si, principalement, ce congrès vise à promouvoir la qualité du logement social, il a aussi pour but de favoriser de nouvelles synergies économiques et industrielles au plan national et mener une réflexion sur le bâtiment et la construction dans les pays du Maghreb. Plusieurs aspects ont ainsi été mis en relief par les différents intervenants. Objectifs de la rencontre : d’abord permettre aux pays du Maghreb d’échanger leurs expériences dans le domaine de l’habitat, mais aussi sensibiliser les autorités publiques et le secteur privé sur l’importance de l’habitat social et le respect des normes qualitatives pour ce type de logement. C’est ce qu’a souligné Hassan Al Mandjra, président des Collèges des experts architectes maghrébins. C’est également dans cette optique que Hassan Taaouati, du ministère de l’Habitat, a présenté les deux projets en cours d’élaboration relatifs à la résorption du déficit (240 millions d’unités) et au respect du critère «qualité» dans la construction de ces logements. Aussi, une telle démarche s’accompagne d’un arsenal juridique promulgué récemment, afin de garantir une certaine qualité de construction à même de permettre à ces logements de résister au maximum aux catastrophes naturelles et sismiques. Concernant cet aspect «qualité», Mohamed Lahlou, président du Collège des experts architectes marocains, pense, lui, que les professionnels devraient faire de la qualité une priorité, avant même toute obligation réglementaire ou exigence du marché. Bien entendu, le financement de ces derniers est assuré par l’Etat, via certains de ses nouveaux mécanismes, notamment le Fonds de garantie qui réserve, chaque année, un milliard de dirhams aux logements sociaux. Car, malgré un grand effort budgétaire consenti par les pouvoirs publics à travers un système de ristourne d’intérêts sur les crédits contractés par les acquéreurs, ce dernier (système) n’a pas pu répondre aux besoins des populations ciblées.
D’où la mise en place de ce fonds qui profite à toutes les institutions bancaires et qui se veut incitatif pour les ménages à faibles ou moyens revenus, qu’il s’agisse des salariés du secteur public, du secteur privé ou des populations à revenus faibles et non réguliers. Pour Asmaa Bellamine, directrice des crédits à la Banque centrale populaire, ce nouveau dispositif est aussi avantageux pour les banques. Car d’une part, ces dernières sont invitées à signer les conventions relatives aux fonds de garantie, quel que soit leur statut ou leur orientation commerciale et d’autre part, ces fonds prennent en charge une part importante du risque final (entre 20 et 70 % du crédit).

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