Pour un meilleur accès à l’eau et aux services d’assainissement dans le continent

Pour un meilleur accès à l’eau et aux services d’assainissement dans le continent

Pour l’heure, le Maroc est, selon le directeur de l’ONEE, engagé dans un programme d’assainissement étalé sur 2017-2020 pour atteindre 140 stations de traitement d’eaux usées.

Le tiers de la population, en Afrique, n’ayant pas accès à l’eau, et les 30% de la population qui utilisent des systèmes améliorés  d’assainissement rappelés, lundi à Skhirate, par Charafat Afilal, lors de la 1ère session du Conseil scientifique et technique de l’Association africaine de l’eau (AAE), dont les Assises sont organisées par l’ONEE, sont alarmants. D’où l’intérêt de conjuguer les efforts pour réduire ce tiers et augmenter l’utilisation de l’assainissement, considéré un parent pauvre dans le continent. «L’union, c’est garantir l’accès à l’eau et aux services d’assainissement», estime la ministre déléguée chargée de l’eau dont les propos chiffrés sont entérinés par le président dudit conseil de l’AAE qui met l’accent sur la valeur de l’eau.

Un bien commun à gérer

«L’eau ne doit pas être perçue comme une ressource mais en tant que bien commun à gérer», indique le président, Olivier Gosso, en rappelant le chiffre d’un tiers de la population africaine n’ayant pas accès à l’eau potable. Pour abonder dans le sens de cette gestion, le Maroc, lui, s’inscrit, comme le souligne Ali Fassi Fihri, en rappelant la vision royale, dans un partenariat durable avec des sociétés chargées de l’eau dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Le DG de l’ONEE ne manque pas, par l’occasion, de mettre l’accent sur l’apport de la technologie pour l’assainissement.

De l’innovation pour l’assainissement

«L’assainissement liquide appelle à l’innovation technologique», précise M. Fassi Fihri, également président de l’AAE, qui a à ses yeux une expertise importante. Pour l’heure, le Maroc est, selon le directeur de l’ONEE, engagé dans un programme d’assainissement étalé sur 2017-2020 pour atteindre 140 stations de traitement d’eaux usées. 93 étant en fonctionnement. Aussi, l’office prévoit d’agir, dans le cadre de ce programme, pour l’amélioration du rendement à la production d’eau en passant de 95,4% en 2016 à 96% en 2020. En assainissement liquide, le même programme se veut d’atteindre une capacité supérieure d’épuration à raison de 15.000 m3/jour tout en ciblant la valorisation énergétique du biogaz et l’utilisation de l’énergie solaire photovoltaïque. Le tout pour un investissement de 2,3 milliards d’euros.

Pour rappel, l’AAE dont les Assises sont organisées jusqu’au 17 février pour aborder des défis et perspectives de l’eau et assainissement en Afrique, est composée d’un réseau d’une centaine de sociétés membres réparties sur l’ensemble du continent.

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