Premières Agro IT days : Akhannouch veut faire de l’agriculture «le bon élève» en systèmes d’information

Premières Agro IT days : Akhannouch veut faire de l’agriculture «le bon élève» en systèmes d’information

L’Internet des objets dispose, de par l’apport des nouvelles technologies, d’un potentiel énorme pour aider à accroître de 70% la productivité agricole d’ici 2050.

Tout comme d’autres secteurs, l’agriculture marocaine est censée abonder dans l’ère de digitalisation. Ce must est ressorti, mardi à Rabat, par l’ensemble des participants lors des 1ères Agro IT days initiées par le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. Aziz Akhannouch, qui a rejoint la partie à la mi-journée pour contraintes majeures d’agenda veut, lui, que l’agriculture soit «le bon élève» pour l’avenir en termes de systèmes d’information.

Un événement qui devait se tenir vers 2011

Le ministre a sollicité cette rencontre depuis «longtemps». Pour étayer son raisonnement, il indique avoir estimé que le Plan Maroc Vert est un programme de développement qui touche le territoire. Ce plan étant trop large et grand. Ainsi, l’information est éparpillée. «Il va falloir utiliser cette information pour qu’elle puisse arriver à l’utilisateur final qui est l’agriculteur», précise M. Akhannouch. De plus, l’agriculture est, comme il le rappelle, un gisement d’informations. «Nous allons bientôt annoncer le registre agricole», avance-t-il. Déjà son département dispose d’informations précises autour des exploitations agricoles entre autres. Par l’occasion, le ministre, qui se félicite des efforts de Mohamed Ben Abdelkader, ministre délégué chargé de la réforme de l’administration, également de la partie, en matière de digitalisation, rappelle l’apport du satellite Mohammed VI pour l’accès aux informations y compris celles à caractère agricole. Outre le partage de l’information avec l’agriculteur, le ministre tient à celui fait par ce fellah avec l’administration. Il donne également l’exemple de pays africains anglo-saxons, comme le Kenya, qui ont transformé la vie de l’agriculteur. De surcroît, le ministre veut faire de ces journées un événement annuel. «L’IT peut être un outil facile, une passerelle rapide pour avancer», souligne-t-il.

Données chiffrées

D’après la FAO, il a été estimé, comme le rappelle le secrétaire général du département de l’agriculture, Mohammed Sadiki, en ouverture de l’événement, que l’Internet des objets dispose, de par l’apport des nouvelles technologies, d’un potentiel énorme pour aider à accroître de 70% la productivité agricole d’ici 2050. Il rappelle également la Machina Research dont il ressort que parmi 27 milliards d’appareils connectés, il y aura en 2024, 225 millions qui seront utilisés dans l’agriculture. Le secrétaire général s’appuie également à l’IBM Research qui révèle que 90% de toutes les pertes de récoltes sont dues essentiellement aux intempéries. Ces dégâts pourraient être réduits de 25% de par la modélisation météorologique prédictive et aux techniques agricoles de précision.

Aux alentours des stands

Les sociétés qui exposent leurs solutions, en marge de l’événement, regorgent de nouvelles idées. «Pour améliorer la productivité de l’agriculture, la technologie peut avoir un apport extrêmement important», estime Thami Drissi, responsable régional des ventes chez Intelcom, rencontré sur place.

En détail, le métier de la société à laquelle il appartient consiste à intégrer différentes solutions technologiques. Pour lui, la technologie peut combler les difficultés que le Maroc rencontre pour la productivité. «Comme vous le savez, le Maroc est exposé à la sécheresse et au manque d’eau. Grâce à la technologie nous avons la possibilité d’améliorer la productivité au moins puisque la technologie ramène une partie prévisionnelle», précise-t-il.

Dans ce sens, il conduit l’exemple de l’agriculteur qui peut prendre des décisions quand il n’y a pas de pluie. Cette prévision est, selon ses dires, importante par rapport au pays et à l’exploitant pour au moins se préparer.

«Si aujourd’hui nous avons des barrages à moitié pleins, nous avons la possibilité, de par la contribution de l’ORMVA, d’irriguer sur différents champs. Jusqu’à présent cette eau est distribuée aux agriculteurs en fonction des besoins de ceux-ci selon un certain nombre d’heures. Par contre, l’agriculteur n’a pas suffisamment de moyens pour se prononcer sur ses besoins», indique-t-il. D’après le responsable, des éléments technologiques sont insérés dans le sol pour préciser l’humidité du sol. «C’est une économie pour l’exploitant et le pays. On peut économiser entre 20 et 30% d’eau. C’est important», estime-t-il.

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