Présence continue de Bank

Face à des resserrements de plus en plus fréquents des trésoreries bancaires et des taux monétaires au jour le jour franchissant par moment le taux de refinancement bancaire à 5 jours (4.25%), Bank Al Maghrib a assuré une présence continue durant ce trimestre ; et ce, afin de répondre aux besoins en liquidité du système monétaire. « Ces interventions régulatrices de l’autorité de tutelle ont permis le maintien du loyer de l’argent (taux interbancaire et taux du Repo) dans le corridor formé par les deux taux directeurs pour se positionner en moyenne à 3.55% » estiment les analystes de la BMCE Capital Markets dans leur lettre trimetrielle. En comparaison, la moyenne du taux interbancaire sur le premier trimestre de l’année s’est inscrite à 3.24%. Cette situation de tension monétaire a été tout d’abord le fruit de l’échéancier fiscal de fin mars 2003. Ensuite, c’est l’état des avoirs extérieurs, en légère baisse, qui a contribué à l’assèchement de la liquidité du marché. Egalement, les remboursements par le Trésor des bons du Trésor à court terme acquis quelques mois plus tôt par le Fonds Hassan II ont impacté la situation de liquidité. Il est à rappeler que le compte du Fonds Hassan II est géré au niveau de la Banque Centrale: un remboursement au profit du Fonds Hassan II équivaut donc à une sortie de liquidité du système. La Banque Centrale de son côté a rempli son rôle de régulateur de marché et a satisfait à plus de 81 % la demande de liquidité du système bancaire contre 45.6% pour le premier trimestre. C’est un total de 21.26 milliards qui a été injecté contre 3.96 milliards au courant de la période de janvier à mars. Les banques en « position très » ont également eu recours à la pension à 5 jours et 24 heures au taux de 4.25% et 8.25% dans un contexte de gestion de trésorerie très délicat. En effet, les banques ont eu recours à ces pensions à la fin de la période de la réserve monétaire du mois de mai suite à une forte levée du Trésor sur le marché obligataire (3 milliards) à un moment où le déficit de la constitution de la réserve monétaire était important. Par ailleurs, force est de constater que les échanges sur le marché interbancaire ont été plus nourris ce trimestre là : plus de 90 milliards ont été échangés contre 78.7 milliards au courant des trois premiers mois de l’année.

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