Prix Nobel de l’économie : Les Américains raflent la mise

Prix Nobel de l’économie : Les Américains raflent la mise

Le prix Nobel de l’économie a été décerné à trois Américains, Leonid Hurwicz, Eric Maskin et Roger Myerson, pour leurs travaux sur la théorie dite de conception des mécanismes, a annoncé lundi le comité Nobel.
«Cette théorie nous permet de distinguer les situations dans lesquelles les marchés fonctionnent bien de celles où les marchés fonctionnent mal», a indiqué l’Académie royale suédoise des sciences dans ses attendus.
La saison des Nobel 2007 s’est achevée donc lundi avec l’attribution, à Stockholm, du prix de l’économie par l’Académie royale suédoise des sciences, qui n’échappe pas à la règle de la discrétion absolue sur le nom du possible lauréat. Avant l’annonce officielle, plusieurs noms circulaient. Selon le quotidien suédois de référence Dagens Nyheter, l’Israélien Elhanan Helpman, professeur à l’université de Harvard (Massachusetts) et l’Américain Gene Grossman, professeur à Princeton (New Jersey), étaient parmi les favoris. Tous deux ont travaillé dans le domaine de la croissance et du commerce.  Une femme suédoise, la professeur d’économie Lena Edlund, a été aussi citée, mais les parieurs sur le site de paris en ligne Ladbrokes ne misent pas beaucoup sur elle. Elle était donnée gagnante ce week-end à 100 contre 1, derrière l’Américain Christopher Sims (80 contre 1).  Si Lena Edlund, dont les recherches portent essentiellement sur le statut des femmes, était choisie, cela constituerait une première puisque jusqu’à présent, aucune femme n’a été récipiendaire de cette prestigieuse récompense. Dans les cercles économiques, le Français Jean Tirole, spécialiste de la théorie des jeux et de l’information, a été également régulièrement cité.
L’an passé, le prix Nobel de l’économie avait été décerné à l’Américain Edmund S. Phelps pour avoir démontré que la priorité donnée à une politique anti-inflationniste avait des effets bénéfiques à long terme sur la croissance.
Le Nobel de l’économie a été institué en 1968 par la Banque centrale de Suède, et décerné pour la première fois en 1969. Les autres récompenses avaient toutes été attribuées pour la première fois en 1901. 
Cette année, la plus célèbre d’entre elles et la seule annoncée à Oslo, le Nobel de la paix, a été décernée vendredi à l’ancien vice-président américain Al Gore et au panel de l’ONU sur le climat (Giec), qui ont contribué à la prise de conscience collective des effets dramatiques du réchauffement de la planète. Les lauréats recevront des mains du roi de Suède le 10 décembre une médaille en or, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (1,08 million d’euros) qui peut être divisé dans chaque catégorie entre trois gagnants.

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