Problèmes de comptabilité chez Merck

Le géant américain de la pharmacie «Merck» a omis d’encaisser plus de 12 milliards de dollars entre 1999 et 2001 inscrits dans ses comptes par une de ses filiales, écrit le «Wall Street Journal», qui ajoute que les paiements effectués par les clients des pharmacies auraient été comptabilisés mais non reçus effectivement.
Les sommes non encaissées représentent près de 10% du chiffre d’affaires total de «Merck» pour les trois années citées, ajoute le journal, citant des responsables de la compagnie.
«Merk» avait déclaré que ses pratiques comptables respectaient d’une façon générale les règles acceptées et qu’il enregistrait également ces revenus dans la colonne «dépenses», ce qui annulerait les effets sur le bénéfice net.
Le montant exact de la somme non encaissée a été déclaré vendredi dernier par «Merck» à la «Securities And Exchange commission», organe de surveillance des opérations boursières, indique le journal, précisant que la compagnie avait signalé sa pratique comptable à la SEC au mois d’avril dernier.
Suite à la publication cet article, il y a deux semaines, les actions de «Merck» ont baissé de 5%, atteignant leur niveau le plus bas depuis cinq ans. La compagnie «Merck» se classe troisième parmi les laboratoires pharmaceutiques du monde, mais ses bénéfices ont récemment baissé. Les informations sur les comptes de «Merck», qui ont provoqué un recul de la pharmacie dans les places boursières mondiales, interviennent dans un climat marqué par plusieurs scandales dans les milieux des affaires américains. Le président George W. Bush a annoncé qu’il allait prononcer le 9 juillet un discours sur le thème de la responsabilisation des entreprises à Wall Street, New york. Le président Bush devrait dans son discours, selon des articles de presse, appeler le monde des affaires à faire preuve d’un plus grand sens de responsabilité, et à déclarer rapidement les ventes d’actions afin de prévenir les délits d’initiés. Fin juin, il avait déjà qualifié de «scandaleuses» les malversations comptables dénoncées chez la compagnie de télécommunications «Worldcom», et appelé les chefs d’entreprise à se montrer «irréprochables».
La débâcle de «Worldcom» a mis en émoi les milieux politiques, d’autant qu’elle est intervenue dans le sillage de la faillite du courtier en énergie « Enron » et de comptes apparemment trafiqués dans une dizaine d’autres sociétés américaines, dont le numéro un mondial des photocopieurs «Xerox», qui a récemment avoué des manipulations comptables portant sur 1,4 milliard de dollars.

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