Processus de transformation : Les grandes entités plus impliquées

Processus de transformation : Les grandes entités plus impliquées

Optimum conseil restitue les résultats de l’enquête menée auprès de 198 dirigeants

L’informel reste la préoccupation majeure des professionnels et ce en dépit de la taille de leurs entreprises ou encore leur secteur d’activité. Il constitue un frein au développement de 70% des entreprises opérant dans les commerces et distribution.

Les entreprises marocaines semblent être résolument engagées dans une dynamique de transformation. C’est du moins ce qui a été confirmé par les 198 chefs d’entreprises ayant participé à la deuxième enquête d’Optimum conseil, initiée en collaboration avec la CGEM. Une grande partie de cet échantillon, constitué de 48% d’entités privées marocaines dont plus de 69% à actionnariat principal familial, confie avoir amorti le process de transformation. 73% des répondants déclarent avoir mis en place ce projet au cours des 3 dernières années. 90% de ces projets menés dans ce sens sont considérés comme des changements progressifs.  Les mutations concernent principalement les modes d’organisation et de fonctionnement ainsi que la culture managerielle et relation client. Se référant aux conclusions de l’enquête, «les projets de transformation sont davantage menés au sein des grandes entreprises, notamment celles dont le chiffre d’affaires dépasse les 600 millions de dirhams qu’au sein des PME». L’étude démontre également que le facteur humain figure comme étant un enjeu clé pour la réussite de la transformation de l’entreprise. Les dirigeants se heurtent à trois principales problématiques, à savoir: garantir la relève au sein des entreprises à caractère familial, pérenniser l’adhésion des collaborateurs aux enjeux de performance opérationnelle et commerciale et disposer des compétences et expertises en interne pour mener les projets à forts enjeux technologiques d’innovation ou de transformation digitale. Interrogés sur la conjoncture économique, 58% des répondants se disent très optimistes. Un constat confirmé par 92% des chefs d’entreprises opérant dans le secteur de l’énergie, 73% des dirigeants IT-Télécoms et 59% de ceux opérant dans le secteur financier. En revanche, 61% des chefs d’entreprises opérant dans le secteur du commerce sont peu ou pas confiants. Une crainte partagée par 55% des professionnels des services et conseil. De même, 63% des dirigeants interrogés dans le cadre de l’enquête indiquent avoir une visibilité réduite.

Les menaces qui persistent

En dépit du niveau d’optimisme relevé auprès de la moitié des entreprises participantes à l’enquête, ces entités restent toujours confortées à des menaces spécifiques au contexte marocain. L’informel reste la préoccupation majeure des professionnels et ce en dépit de la taille de leurs entreprises ou encore leur secteur d’activité. Il constitue un frein au développement de 70% des entreprises opérant dans les commerces et distribution. Il en est de même pour 58% des dirigeants en services et conseil et 57% des industriels. De même, la problématique des ressources humaines tracasse 44% des répondants. Ceci se confirme par 56% des répondants issus du secteur des banques et assurances et 45% de ceux qui opèrent dans les télécoms. Notons que l’environnement administratif et politique, environnement législatif et judiciaire ainsi que le poids de la réglementation fiscale demeurent également des menaces consistantes.

Les freins au développement

à l’international

Le développement à l’international a été parmi les principaux points relevés par l’enquête. Seulement 37% des répondants voient cette ambition d’expansion comme étant un enjeu stratégique. «Seuls les secteurs banque et assurances ainsi que l’industrie pharmaceutique et celui des énergies & utilities les ont inscrits en priorité stratégique. Cela se traduit notamment par des ambitions sur l’Afrique pour 88% des répondants concernés ainsi que par des stratégies qui s’articulent aussi bien sur de la croissance interne comme l’export et la création de filiale qu’externe, en l’occurrence le rachat ou mise en place de partenariats», peut-on relever de l’enquête. En évoquant les ambitions internationales des entreprises, deux grands obstacles sont énumérés. 59% des interrogés évoquent la capacité à nouer des partenariats tandis que 44% autres citent la maîtrise de l’environnement des affaires dans les marchés ciblés (44%).

L’enquête démontre également qu’un tiers des répondants concernés par cet enjeu évoque les difficultés inhérentes aux ressources humaines. La problématique de l’accès aux financements est soulevée, par ailleurs, par le quart des répondants.

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