Programme d’appui américain au secteur privé

Au moment où les négociations autour du projet d’accord sur la zone de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis sont en cours, l’administration Bush a fait savoir sa détermination de mettre en oeuvre un programme d’assistance au profit du gouvernement et du secteur privé national. Quels sont les contours de ce programme ? Dans sa dernière intervention, William Burns, secrétaire d’Etat adjoint pour les Affaires du Proche-Orient indique que ce programme s’inscrit dans le cadre de l’initiative de partenariat entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient (IPMO). Il s’agit, selon lui, d’une assistance technique intense aux pays de la région qui désirent adhérer à l’Organisation Mondiale du Commerce ou sont déjà membres de cette organisation.Pour rappel, l’initiative IPMO repose sur trois principaux axes : réforme économique, éducation et pluralisme politique. Le gouvernement américain souligne qu’il est en train d’évaluer leurs programmes d’assistance en Egypte. Et d’ajouter que des évaluations similaires dans la Jordanie, le Maroc et le Liban seront également initiés. Le gouvernement américain ne précise pas pour le moment l’appui qui sera destiné aux entreprises marocaines en cas de création de zone de libre-échange, alors que les opérateurs économiques sont les premiers concernés par une telle mesure. Malgré l’appui du patronat marocain pour la concrétisation de cet accord, il s’avère selon l’analyse du Centre marocain de conjoncture que les opérateurs économiques des deux pays ne semblent pas percevoir dans l’accord en question un impératif économique de premier ordre. Selon le Centre, l’impact attendu de la création de la zone de libre-échange est problématique. A titre d’exemple, dans le secteur agricole, les risques pour l’agriculture nationale sont importants alors que les incidences souhaitées restent incertaines. De même pour l’industrie des services. Les conjoncturistes du CMC soulignent que l’analyse des stratégies actuelles d’implantation des firmes américaines au Maroc révèle un impact limité sur l’économie nationale avec une faible plate-forme de production et une implication modeste du capital américain.

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