Programme d’assainissement liquide : 2.207 centres ruraux bénéficiaires d’ici 2040

Programme d’assainissement liquide : 2.207 centres ruraux bénéficiaires d’ici 2040

Pour la secrétaire d’Etat chargée du développement durable, le bilan 2018 est marqué par un changement qualitatif.

Ce sont 2.207 centres ruraux qui bénéficieront du programme d’assainissement liquide consistant en la réutilisation d’un milliard de mètres cubes entre 2019 et 2040. Le chiffre est précisé, vendredi, par Nezha El Ouafi lors de la présentation du bilan de son département au titre de 2018. Une occasion pour la secrétaire d’Etat chargée du développement durable de s’exprimer sur ses perspectives. «Le bilan 2018 est marqué par un changement qualitatif», qualifie-t-elle. Dans ce sens, elle rappelle, entre autres, l’accélération des programmes de gestion des déchets et l’irrigation de produits agricoles en exploitant les eaux usées. Mieux encore, l’événement était l’occasion de faire plein d’annonces.

5 voitures électriques

Comme l’a annoncé la secrétaire d’Etat, un marché a été lancé pour l’acquisition de «5 voitures électriques». Une démarche qui rentre dans le cadre de l’efficacité énergétique d’après ses dires. «Le budget mobilisé pour ces véhicules a atteint une hauteur de 50% », enchaîne-t-elle. De plus, des stations de chargement des batteries de ces voitures sont prévues dans 5 régions. Outre celle de Rabat-Salé-Kénitra, les régions de Marrakech-Safi, Casablanca-Settat, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et Souss-Massa seront à leur tour dotées de ces stations sur accord avec les directions provinciales. «Ces voitures électriques feront, en fin janvier, l’objet d’une décision qui sera rendue par le chef de gouvernement», poursuit Mme El Ouafi. Et ce n’est pas tout !

Ramassage des déchets électroniques

«Nous avons créé des termes de référence pour l’évaluation environnementale de tous les ministères d’ici au mois de juillet», ajoute-t-elle. Pour l’heure, le marché consacré à cette mesure est, selon ses dires, prêt. Il est, comme elle l’indique, confié au secteur privé. Dans ce sens, elle précise que ce marché portera, entre autres, sur le «ramassage des déchets électroniques». «Nous procédons déjà au tri des cartons. Nous passerons à celui du plastique dans les administrations», détaille la secrétaire d’Etat. Pour elle, la mise en œuvre de l’ensemble de ces mesures «n’est pas une tâche aisée». Par l’occasion, Mme El Ouafi évoque le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui fait ressortir, pour la première fois, des chiffres alarmants à propos de la hausse des températures. Un phénomène qui a de lourdes conséquences à l’instar de la montée des océans. A propos du Maroc, elle insinue que certaines villes à l’instar d’El Jadida, Dakhla et Essaouira nécessitent des mesures d’urgence.

Le Maroc doit revoir sa production

Egalement de la partie, Aziz Rabbah, ministre de l’énergie, des mines et du développement durable, estime que les systèmes de production et de consommation sont censés changer dans le monde. Comme il l’indique, l’humanité peut réduire sa consommation à 50%. «Le Maroc doit revoir sa production. Nous sommes déjà dans le durable et le vert», poursuit-il. M. Rabbah, qui met l’accent dans ce sens sur l’exemplarité de l’Etat, évoque également la loi relative au littoral dont il se félicite tout en mettant en avant les souffrances de certaines contrées dans le monde. «Les pays en développement ne contribuent à la pollution qu’à hauteur de 4% alors qu’ils en paient le prix jusqu’à 50%», enchaîne-t-il.

183 milliards DH pour couvrir les projets 2018 et 2019

Selon Nezha El Ouafi, les projets de 2018 ont mobilisé un budget de 183 millions DH. Ces projets qui se poursuivent en 2019 sont, selon ses dires, conçus avec d’autres départements, notamment ceux de l’intérieur et de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. A propos de ces projets, la secrétaire d’Etat chargée du développement durable précise qu’une station est dédiée, à Jrada, au traitement de l’air pour en mesurer la qualité.

«Nous avons un plan national pour la protection du littoral qui sera présenté en fin février», ajoute-t-elle. Le passage de la secrétaire d’Etat était également l’occasion pour aborder le projet de loi relatif à la diversité biologique déjà soumis au Secrétariat général du gouvernement (SGG). «Nous travaillons pour amender la loi 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination», poursuit Mme El Ouafi. La secrétaire d’Etat annonce également que son département prévoit un plan national de contrôle de la pollution. «Un laboratoire de lutte contre la pollution est prévu en 2022», avance-t-elle. Aussi, le contrôle de la qualité des sables est prévu d’être, selon ses dires, initié en juin prochain.

Vision stratégique pour 2030

Le secrétariat d’Etat chargé du développement durable a prévu une vision stratégique à l’horizon 2030. Cette vision comprend un plan d’action pour 2019 qui se veut de mettre en œuvre la stratégie nationale de développement durable aux niveaux national et territorial. Ce plan d’action est également destiné à accélérer le rythme de réalisation des projets de mise à niveau environnementale. Comme il se veut de contribuer, aux côtés de la communauté internationale, à mettre les jalons de base pour préserver l’environnement et réaliser le développement durable. Cela étant, la vision stratégique cible, de plus, l’accélération du passage vers une économie verte intégrée.

Celle-ci étant basée sur la veille, la protection et le contrôle. L’ensemble étant basé sur la Constitution marocaine, les Hautes orientations royales, le programme gouvernemental et les engagements du secrétariat d’Etat. Cette vision se réfère également à la loi-cadre n° 12-99 portant charte nationale relative à l’environnement et au développement durable. De surcroît, la vision se base sur la stratégie nationale de développement durable à l’horizon 2030.

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