Provinces du Sud: Autonomie-Développement, le Maroc passe à l’action

Provinces du Sud: Autonomie-Développement, le Maroc passe  à l’action

C’est un triomphe ! Voici ce que l’on peut dire de la visite royale de SM le Roi Mohammed VI à Laâyoune. La capitale du Sud a vibré comme un seul homme. Partout des scènes de liesse ont témoigné de cette ferveur qui lie les habitants de nos provinces du Sud à leur Roi.

La sortie royale est d’ailleurs forte en symboles et instaure une nouvelle ère, marquée par la stratégie prônée par le discours de SM le Roi à l’occasion du 40ème anniversaire de la Marche Verte. Le discours royal est d’ailleurs fort et intransigeant envers les ennemis du Royaume. Il met également définitivement fin à l’économie de rente. Désormais, les régions du Sud deviendront de véritables pôles de compétitivité économique. Et la feuille de route mise en place pour y parvenir vise haut, très haut, tout en se donnant les moyens de ses ambitions. Le programme repose sur l’instauration de pôles d’énergies renouvelables et de plates-formes industrielles, de santé, de formation, de logistiques et de commerce. Mieux encore, il aspire à la mise en place d’un pôle maritime (cluster) pour toute l’Afrique subsaharienne ! Ce ne sont donc pas moins de 200 projets vitaux qui sont attendus pour un coût global de 77 milliards DH, avec, in fine, quelque 120.000 emplois qui devraient être créés à terme, avec à la clé 10.300 emplois qui seront créés directement par la CGEM. Voici comment s’articulent ces projets qui seront progressivement mis en place entre 2016 et 2027.
 
Agriculture et pêche : Les deux vecteurs clés

Concernant le secteur de la pêche, l’accès à la ressource halieutique sera désormais conditionné par une valorisation et une transformation in situ des captures. De fait, pas moins de 6 projets des petits pélagiques seront lancés à Dakhla pour un investissement de 1,2 milliard DH qui devrait déboucher, à terme, sur la création de 4.300 emplois directs. Le secteur aquacole, de son côté, sera dopé par plusieurs projets d’investissement au sein de trois zones géographiques de la région Dakhla-Oued Eddahab, le tout pour une enveloppe de 2,8 milliards DH avec au bout quelque 3.500 emplois directs créés. Une zone industrielle devrait également voir bientôt le jour et concernera les petits pélagiques en complément des infrastructures portuaires, avec à la clé quelque 6.500 emplois directs. Le secteur de l’agriculture devra, quant à lui, bénéficier de la valorisation de 5.000 hectares en cultures maraîchères sous serre, toujours dans la région de Dakhla, mais pas seulement. Quelque 1.000 hectares seront également cultivés à Boujdour et aboutiront à la création de 5.750 emplois directs. Cette région bénéficie d’ailleurs d’une avance de 2 à 3 semaines sur le calendrier de production maraîchère par rapport à celle de la région du Souss. La moitié de la superficie du périmètre irrigué de Dakhla sera réservée pour être exploitée par les jeunes agriculteurs de la région.

Un port à Dakhla pour 6 milliards DH

Pour sa part, le programme de développement industriel Phosboucraa entend valoriser les ressources en phosphates.
Les projets lancés concernent toute la chaîne de production depuis le site minier (stockage) jusqu’à l’exportation du produit (port), en passant par le traitement et la valorisation. Coût du programme: 16,8 milliards DH qui devront contribuer à créer quelque 1.270 emplois.  Trois stations de dessalement sont prévues pour l’approvisionnement en eau potable (Laâyoune), l’agriculture (Dakhla) et l’industrie (Laâyoune). En gestation également, quatre projets de développement des énergies renouvelables d’une puissance installée de 500 MW pour l’énergie éolienne à Boujdour, Tiskrad et Akhefennir (Tarfaya), mais aussi de 100 MW pour les centrales solaires photovoltaiques «Noor» de Laâyoune (80 MW) et Boujdour (20 MW). Parallèlement, tout un plan de préservation des écosystèmes fragiles et de la biodiversité (reboisement, lutte contre l’ensablement, etc.) est envisagé pour un coût de 727 millions DH.
Pour répondre aux objectifs géostratégiques, un autre chantier grandiose est dans le pipe. Il s’agit de la construction du port de Dakhla Atlantique. Véritable outil logistique pour toute la région, le port permettra de soutenir le développement de toute la région, tous secteurs confondus. Par exemple, il facilitera la transformation d’une large gamme de produits bruts ou semi-finis importés (biens de consommation en l’occurrence) et leur réexportation vers l’Afrique notamment. Montant de ce chantier pharaonique : 6 milliards DH.

Tourisme, autoroutes, santé… les secteurs qui seront développés

Autre projet phare : la réalisation d’une voie express atlantique entre Tiznit et Laâyoune, pour un linéaire de 555 km et un coût global de 6,2 milliards DH, ainsi que l’élargissement à 9 mètres et le renforcement de la liaison entre Laâyoune et Dakhla pour un montant de 2,3 milliards DH. Le coût global du projet est, quant à lui, estimé à 8,5 milliards DH. Le programme de développement touristique des provinces du Sud vise à mettre en place tout un pôle touristique balnéaire qui combinera mer, désert et nature.

Le programme se décline en 84 projets portant sur des domaines aussi variés que le sport ou le développement durable. Le coût global est d’environ 2 milliards DH et vise à générer pas moins de 800 emplois directs. Le service mobile 2G/3G/4G au niveau des trois régions du Sud devrait donner un coup de boost à l’attractivité économique dans les provinces du Sud et limiter la fracture numérique en renforçant la présence des opérateurs télécoms. Ce qui coûtera en tout près d’un milliard DH. Côté social, un centre hospitalier universitaire devrait éclore à Laâyoune.

Il contribuera à améliorer l’accès des citoyens à des services de santé de qualité. Le nouveau centre aura une capacité de 500 lits et sera doté de 12 salles d’opérations.  Le projet coûtera 1,2 milliard DH. Idem pour le projet de technopôle de Foum El Oued qui vise l’instauration d’un pôle pour la RD, pour un montant total de 2 milliards DH dont 600 millions investis durant la première phase.

OCP : 16,8 MMDH pour un complexe industriel de production d’engrais à Foum El Oued
 

L’Office chérifien des phosphates (OCP) compte investir 16,8 milliards de dirhams (MMDH) pour la réalisation à Foum El Oued d’un nouveau complexe industriel de production d’engrais, a annoncé, samedi à Laâyoune, le président-directeur général du Groupe OCP, Mustapha Terrab, soulignant que ce complexe, dont la réalisation s’étalera sur 4 ans, aura une capacité de production d’un million de tonnes d’engrais.

Ces investissements entendent maximiser les retombées socio-économiques sur la population et sur l’entrepreneuriat dans la région, a poursuivi M. Terrab, notant que l’Office compte réserver une grande partie de l’investissement aux activités de construction mais aussi à l’effort de préservation de l’écosystème.
L’Office prévoit aussi d’investir 2 MMDH pour la construction d’une Technopôle à Foum El Oued qui abritera l’Université multidisciplinaire Mohammed VI de Laâyoune, un Lycée d’Excellence et un Centre de qualification des compétences, a-t-il indiqué.

 

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