PUB : Hausse de 36% en 2001

Le marché de la communication a de beaux jours devant lui. Ceux qui s’attendaient à une régression des dépenses pour l’année 2001 doivent revoir leurs calculs. Du moins, si l’on se fie aux résultats de l’enquête du Groupement des Annonceurs du Maroc.
Pour l’exercice 2000/2001, la croissance des investissements en communication a atteint 36%, soit 2,46 milliards de DH. En ce qui concerne les dépenses média, la hausse a été de l’ordre de 19,3% alors les investissements hors-média ont progressé de 60%. L’enquête réalisée par le cabinet Imperium média souligne que les dépenses média représentent 0,68% du PIB. Elle précise que la dépense communication par capita s’est améliorée de 21,7 DH, passant ainsi de 62,7 à 84,3 DH.
En matière de répartition des investissements publicitaires média, la télévision arrive toujours en tête avec une part de 49%. Position consolidée selon l’enquête par la hausse opérée de 15%. En 2001, les annonceurs ont investi 618 millions de DH en progression de 16,1% par rapport à 2000. L’affichage a enregistré la plus forte progression en matière d’investissement avec 57,8%. La presse écrite a absorbé 25,1% des dépenses média en hausse de 10,4% par rapport à 2000. Elle occupe la deuxième position en termes d’investissement avec 25%. La presse écrite est talonnée par l’affichage (18%). Quant à la part de la radio, elle a atteint 7,9% en 2001, soit une hausse 6,2%. Au total, les annonceurs ont investi 1,255 milliards de DH dans les supports média.
Concernant les dépenses hors-média, l’enquête indique qu’Internet a accusé une baisse de 20,6% par rapport à 2000. La promotion des ventes a réalisé une croissance 60,2%. La croissance a été de mise pour le sponsoring (48,4%), les relations publiques (109%), le marketing direct (85,2%) et le mécénat (76%). Les investissements publicitaires hors-média ont atteint 1,208 milliards de DH.
L’enquête de la CGEM constate que huit annonceurs représentent 38,2% du volume global des investissements publicitaires. Les auteurs de l’étude avancent que 23 annonceurs se partagent la moitié du marché, alors que les 76 entreprises qui communiquent représentent 73% des investissements média. Toutefois, 646 annonceurs ne participent qu’à hauteur de 9% dans les dépenses publicitaires. Leurs investissements bruts sont inférieurs à 500000 DH. A la lecture de ces chiffres, il s’avère que le marché publicitaire marocain reste toujours concentré. En d’autres termes, l’évolution de ce dernier dépend des investissements des grands annonceurs. D’autant plus que les PME-PMI ne se bossellement pas au portillon.
En termes de classement par secteur d’activité, les télécommunications arrivent en pôle position en matière d’investissements publicitaires bruts média(18,6%). Le secteur alimentaire arrive en seconde position (16%), suivi des boissons (9,2%), des produits de toilette et beauté (8%), des banques et des assurances (6,5%, des produits d’entretien (5,5%).
S’il y a lieu d’interpréter les résultats de l’étude du Groupement des Annonceurs, il est clair que le marché publicitaire représente un fort potentiel de développement. Sa croissance dépend de la volonté des acteurs du marché d’aller dans le sens de la transparence par la mise en place des outils fiables en matière d’audience. Cela ne fera que rassurer les annonceurs.

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