Quand les Financements ne répondent pas aux besoins

Le constat que fait le CMC des résultats de la mise à niveau relève le faible impact des financements internes. Ainsi, le Centre estime que la mise en place de quelques instruments au plan interne n’ont eu qu’un impact limité sur l’ensemble du programme.
Pour justifier un tel constat, les analystes du Centre ressortent les résultats réalisés au cours des trois dernières années. A ce titre, le nombre de projets agréés dans le cadre du Fogam n’a pas dépassé 31 projets entre la période 1998-2000 pour un montant global de 174 millions de DH. Selon la même source, le montant des crédits octroyés pour ces projets s’est établi à 112 millions de DH, soit une moyenne annuelle de l’ordre de 38 millions de DH. Ces résultats sont jugés faibles par le CMC compte tenu des engagements dont l’enveloppe cumulée a dépassé à peine la moitié du total des crédits accordés.
A ce propos, le constat est clair, toujours selon le Centre de conjoncture : la modestie des financements proposés se trouve donc accentuée par la faible utilisation des ressources rendues disponibles. Et d’ajouter que ce bilan s’applique également aux projets bénéficiant de la garantie CCG qui s’inscrit d’ailleurs dans le cadre des crédits d’investissements.
Entre 1998 et 2000, la moyenne des crédits consentis a été de l’ordre de 320 millions de DH pour un montant des engagements situé à hauteur de 160 millions de DH. Concernant les autres instruments d’appui à la mise à niveau tels que le cautionnement des marchés à l’exportation et le Fodep, leurs ressources restent insignifiantes, fait savoir le CMC.
Pour ce qui est de l’apport des financements extérieurs inscrits dans l’optique du programme MEDA, il reste également insuffisant, si l’on en juge par les besoins exprimés dans le domaine de la mise à niveau. Ce programme a instauré une nouvelle approche de la coopération de l’Union Européenne et les pays du pourtour méditerranéen. Une enveloppe globale de 630 millions a été consacrée au Maroc pour la période allant de 1996 à 2000. 23% de ce montant soit 145 millions d’euros a été attribué aux actions relatives à la mise à niveau. Il faut souligner à ce niveau que les entreprises marocaines peuvent bénéficier d’un fonds de garantie plafonné à 30 millions de DH et disposer des capitaux à risque de 45 millions d’euros. Les PME devaient en principe bénéficier de 38 millions d’euros dans le cadre de la formation professionnelle et plus de 15,5 millions d’euros dans les actions de normalisation et de qualité.

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