Quatre jours pour l’environnement

L’environnement a-t-il sa place dans l’économie marocaine? Il y a quelques années, la question relevait d’un luxe que seules les économies fortement industrialisées pouvaient se permettre. Mais les normes ont bien changé depuis et le « souci » environnemental est désormais une priorité, une composante de tout processus productif qui se veut compétitif, à coûts réduits et rentable. Bref, c’est un élément essentiel de toute économie moderne et de la notoriété de toute entreprise.
L’implication des opérateurs économiques, de la société civile et de l’université est un préalable sine qua non à une telle démarche. Et c’est dans ce cadre que s’inscrit la quatrième édition de la « Semaine de l’environnement », organisée par le Centre marocain de la production propre (CMPP) et l’Ecole nationale de commerce et de gestion, depuis le 24 février et jusqu’au 27 à Casablanca et Settat. «L’objectif de cette manifestation est double. Il s’agit de sensibiliser à la fois les futurs cadres ainsi que les opérateurs et cadres actuels à la nécessité d’intégrer le management environnemental dans la gestion des entreprises. Une façon aussi de renforcer le lien entre l’entreprise et l’université ou l’école marocaine », explique Asmae Tazi, directrice-adjointe du CMPP. Organisée sous l’égide de trois départements ministériels, à savoir l’environnement, le commerce et l’industrie et l’enseignement supérieur, la «Semaine de l’environnement» est surtout marqué par l’implication d’un bon nombre d’écoles de commerce et de gestion (Al Akhawayn, l’ISCAE, L’ESCA, L’ESG, HEM…), que chapeaute le Club des managers de demain (CMD), une association d’étudiants de l’ENCG qui organise cet événement. Pour Salma Bourimech, secrétaire générale du Club, cette action a une vocation nationale et vise également les jeunes. «Au-delà de l’aspect associatif, nous cherchons par cette initiative à toucher cette frange importante de la société par des activités d’ordre culturel et social», dit-elle.
Dans ce dessein, une campagne de sensibilisation sur les villes de Settat et Casablanca a été entamée. Deux tables rondes sur «Les conventions internationales en matière d’environnement» et «La pollution maritime : constat et état des lieux» auront également lieu, ce mercredi et demain jeudi, respectivement à l’HEM de Casablanca et l’ENCG de Settat.
Une initiative des plus louables et un partenariat qui commence, selon les organisateurs, à avoir un écho favorable. Et pour cause, « aussi bien les opérateurs que les consommateurs marocains sont sensibles aux débats qui ont lieu en Europe notamment suite aux catastrophes environnementales qui ont eu lieu récemment. À cela s’ajoute une nouvelle donne : les barrières non-tarifaires qui s’installent suite aux accords de partenariats que conclue le Maroc avec les autres pays et qui font que le respect des normes environnementales n’est plus un choix, mais une contrainte à laquelle l’économie marocaine doit se plier », a déclaré Mme Tazi. On ne pourrait pas si mieux dire.

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