Québec : Cap sur la Cop22

Québec : Cap sur la Cop22

Entrepreneurs, enseignants, compétences de plusieurs bords et étudiants s’y préparent activement depuis plusieurs mois.

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La belle province du Canada sera fortement représentée à Marrakech lors de la Cop22. Entrepreneurs, enseignants, compétences de plusieurs bords et étudiants s’y préparent activement depuis plusieurs mois. Au Regroupement des jeunes Chambres de commerce du Québec (RJCCQ), c’est une mission qui est au programme depuis le mois de mai dernier, indique Moncef  Derraji, président-directeur général du RJCCQ. Le manager précise qu’il accompagnera dans ce voyage 8 jeunes entrepreneurs québécois du secteur des énergies propres.

L’opération qui se réalise en collaboration avec les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ) et Ecotech Québec vise à permettre aux participants de rencontrer des acteurs internationaux dans le domaine pour développer des partenariats d’affaires. Il est question aussi d’explorer le secteur des énergies propres au Maroc.

Pour la majorité des entrepreneurs participant à cette mission, c’est véritablement un voyage de découverte du Maroc et de ses potentialités.  Parmi eux cependant, des entrepreneurs d’origine marocaine pour qui c’est un retour aux sources tant attendu. «Cela fait neuf ans que je ne suis pas retourné dans mon pays d’origine et j’ai vraiment hâte d’y être. J’ai fortement envie d’y développer des partenariats d’affaires», souligne Sami Boutaleb, président de Montreal Heritage Capital.

Une entreprise qui soutient les entreprises dédiées au développement durable, indépendamment des secteurs dans lesquels elles évoluent.

Seront également du  voyage, des chefs d’entreprises spécialisées respectivement dans la formation à l’action sur le climat, dans le traitement des eaux usées, dans les solutions mobiles dédiées à l’efficacité énergétique ainsi que dans le conseil en la matière, entre autres.

Tous désireux de trouver de nouvelles opportunités d’affaires lors de cet événement planétaire mais aussi découvrir les dernières technologies en la matière au Maroc.

Le Royaume à travers notamment sa Centrale solaire Noor à Ouarzazate intéresse aujourd’hui fortement tous les experts du domaine et tous veulent voir ça de très près. Une visite de la centrale est d’ailleurs au programme du séjour des représentants du RJCCQ. Au planning également, des rencontres avec les membres de la CGEM et aussi avec des élus locaux.

Dans la délégation représentant le Canada, le Forum des compétences canado-marocaines (FCCM) sera aussi de la partie. Plusieurs chercheurs et inventeurs marocains résidant au Canada travaillant sur des concepts innovants dans le domaine de la réduction de l’impact des changements climatiques seront ainsi au rendez-vous. Parmi eux d’éminents chercheurs tels que le Pr Jamal Chaouki, chef de département Génie chimique à l’École Polytechnique de Montréal et président de la chaire Total. «L’objectif de tous est d’accompagner notre pays d’origine dans les politiques destinées à faire face aux changements climatiques», souligne Abdelaadim El Hanchi, président du FCCM. La Cop22 sera justement l’occasion d’aborder, lors d’une conférence le 16 novembre prochain, le rôle de l’innovation dans la réduction de l’impact des changements climatiques.

Il sera aussi question de la place des compétences résidant à l’étranger en matière d’accompagnement de leurs pays d’origines face aux changements climatiques.

Au-delà du transfert de savoir-faire, ce qui est aussi voulu par la diaspora marocaine au Québec mais aussi par les entrepreneurs québécois, c’est de créer des synergies et un pont entre le Maroc et le Canada. Au pays de l’érable, la belle province du Québec dispose de ressources naturelles abondantes, et le secteur des énergies vertes est dynamique et innovant.

Comme ailleurs, des défis importants demeurent toutefois. En effet, si le potentiel hydroélectrique est en surplus, les hausses de tarifs en la matière poussent à s’orienter vers d’autres énergies. Ceci d’autant plus que 56% de l’énergie de la province sont importés. Pour diminuer ce chiffre, le développement de différentes sources énergétiques, tels que l’éolien, le solaire – l’ensoleillement au Québec dépasse celui qui est reçu en Allemagne – et les résidus de la biomasse forestière, ne se fera pas sans une véritable volonté politique.  Et ce à travers une stratégie énergétique claire et un allégement de la réglementation actuelle. C’est du moins l’avis d’experts canadiens. Il faut ajouter à cela qu’une démarche participative inclusive est aussi un élément fondamental de la réussite des projets verts. Pour tout cela, le méga-événement de la Cop22 sera une belle opportunité pour tous pour échanger les visions et se pencher sur les différentes expériences en la matière.

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