Quid du G77 et la Chine ?

Au fil des années, le groupe s’est progressivement doté de structures institutionnelles permettant de le représenter au sein des différentes organisations économiques des Nations unies. Il rassemble aujourd’hui 133 membres, auxquels s’associe la Chine. La première réunion ministérielle du Groupe des 77 en Algérie en 1967 avait adopté la Charte d’Alger, portant création d’une structure institutionnelle permanente graduellement développée qui a mené à la création des Chapitres du Groupe des 77 à Rome (FAO), Vienne (ONUDI), Paris (UNESCO), Nairobi (UNEP) et le Groupe des 24 à Washington, le district fédéral de Columbia (le FMI et la Banque mondiale). Vis-à-vis de l’OMC, le G77 contribue à l’élaboration d’une position unifiée visant à promouvoir les intérêts du monde en développement dans les négociations. La récente réunion ministérielle du G77 à Marrakech (septembre 1999) a ainsi débouché sur l’adoption d’une résolution commune pour le prochain cycle de négociations, fixant pour objectif d’en faire le cycle du développement. A cette fin, le G77 met l’accent sur trois objectifs principaux : rééquilibrage en faveur des PED des conditions d’application des accords commerciaux existants, nouvelles négociations strictement limitées aux engagements pris au terme de l’accord d’Uruguay (agriculture, services..), renforcement des engagements de traitement spécial et différencié au bénéfice des PED. Selon les observateurs, la principale faiblesse du G77 résulte aujourd’hui de l’hétérogénéité d’un groupe réunissant des pays aux situations objectivement aussi différentes que celles de Singapour et du Bangladesh. D’importantes divergences d’intérêt affaiblissent parfois l’unité de vues ainsi réalisée au nom du développement entre Pays les Moins Avancés (PMA), pays intermédiaires ou grands pays émergents. En 2004, le Qatar succédera au Maroc à la tête de cet ensemble.

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