Rahou Al-Hilaâ dénonce les réticences

Fidèle à sa précédente déclaration à «Aujourd’hui le Maroc», le président de la Commission Parlementaire de la CNSS, M. Rahou Al-Hilaâ, ne dévoilera les informations relatives à l’évolution des travaux qu’à la condition qu’elles n’aient pas un caractère confidentiel. Il n’a pas trahi sa position. Des informations précises, il n’y en a toujours pas. Interpellé sur sa déclaration à la TVM, samedi dernier, M. Al-Hilaâ a maintenu sa position. Dernière actualité. Il déclare que: «certains milieux n’ont pas collaboré normalement», suite à l’injonction formulée par les membres de la Commission concernant «des informations détaillées».
Le programme des travaux, pré-établi, consiste dans un premier temps, en la récolte et le recoupement des informations. Du côté de l’établissement concerné, la CNSS, on assure que cette tâche fastidieuse est accomplie régulièrement.
Pour l’instant, les «enquêteurs» ont vu défiler près de 25 témoins. Ces auditions cumulées aux documents et rapports officiels récupérés par les membres serviront à dresser une estimation des «dossiers» devant faire l’objet d’investigations plus approfondies. Au bout d’un mois et demi, de travaux, la Commission d’enquête s’est surtout penchée sur la réalité de la Caisse. En la personne de son président, M. Al Hilaâ qui affirme que cette phase est close, pour l’instant. Toutefois, relativement aux comportements sus-visés, le président de la Commission soutient que «nous estimons pour le moment, que ces milieux veulent faire traîner les choses». Il va encore plus loin et ajoute «qu’à force de jouer les malins, ils sont impliqués». De plus, le refus de collaboration n’est pas explicitement formulé. C’est sous forme de manoeuvres et par des moyens dilatoires qu’ils ne se soumettent pas aux demandes de la Commission.
Cette dernière réclame un certain nombre d’informations, qu’elle tarde à recevoir. En règle générale, les «interpellés» adoptent différentes attitudes. De la collaboration la plus entière, certains optent pour la réserve. D’autres, en revanche, entravent tout simplement le processus d’examen des documents et des diverses pièces. En fait, le champ de manoeuvre reste plutôt limité pour le président. Ces comportements sont sous la protection de l’article 13 du texte 84-85 portant règlement de la Commission d’enquête parlementaire. Ainsi, le président se refuse à communiquer sur les identités, il prône l’obligation de confidentialité imposée par cette disposition.
Encore plus, «si l’on ne transmet pas maintenant des informations, c’est qu’ils sont couverts par la loi», s’explique-t-il. Par conséquent, ils ne peuvent être poursuivis pour obstruction. Autre fait. L’élément temps n’est pas un allié pour la continuation des travaux. Aussi, le président se donne un délai de dix jours avant de se prononcer sur la détermination des responsabilités, celle qui intéresse le deuxième volet de l’enquête concerne trois principaux chantiers d’investigations. Ils s’articulent autour des prestations, du recouvrement et des départements de l’équipement et des achats. Le compte à rebours a commencé.

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