Rapport annuel de la BAD : la Tunisie arrive en tête des pays compétitifs d’Afrique

La Tunisie a été classée au rang de premier pays compétitif d’Afrique, avant l’Afrique du Sud, le Botswana et l’Ile Maurice, selon le rapport annuel de compétitivité pour l’Afrique présenté, jeudi 2 juillet, à Tunis par la Banque africaine de développement (BAD). La Tunisie qui est au rang 36 au niveau mondial, détient le meilleur score en Afrique avec 4,6 points, suivie par l’Afrique du Sud (4,4), le Botswana (4,2), l’Ile Maurice (4,2), le Maroc (4,1), la Namibie et l’Egypte arrivant en 6ème position avec 4 points chacun.
Le classement traduit un «niveau nettement plus élevé grâce à une bonne gouvernance, une infrastructure efficace et une stabilité politique», a expliqué à la presse Louis Kasekende, économiste en chef de la BAD. Basé sur des données statistiques et des enquêtes couvrant plusieurs secteurs (infrastructures, stabilité politique, gouvernance, santé…), ce classement est réalisé par la BAD, le Forum économique mondial et la Banque mondiale. Globalement, les auteurs du rapport enregistrent des progrès sur le marché des biens et le marché du travail, «de plus en plus souple», ainsi que dans les affaires.
En revanche, ils soulignent la fragilité des pays africains dans les infrastructures (transports, électricité, télécommunications) l’instabilité macroéconomique, l’absence d’intégration horizontale et les mauvaises conditions de santé, notamment en Afrique subsaharienne.
«L’infrastructure dans les domaines de l’énergie et du transport constitue un obstacle majeur à la compétitivité en Afrique», a souligné M. Ndikumana. Pour améliorer leur compétitivité, les pays africains doivent accroître l’investissement, promouvoir les services à «très forte valeur ajoutée» et adapter l’enseignement aux besoins du marché du travail. Un effort d’investissement dans l’infrastructure permettrait à l’Afrique d’accroître sa croissance et serait un «moyen de relance budgétaire en cette période difficile», a-t-il estimé. Près de 66% des projets appuyés par la BAD concernent l’infrastructure en Afrique, selon Kasekende.

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