Rapport de la Banque mondiale sur l économie verte : Le Maroc cité en modèle

Rapport de la Banque mondiale sur l économie verte : Le Maroc cité en modèle

Simon Gray, directeur de la Banque mondiale pour le Maghreb, a pris soin de le préciser dans son allocution introductive : si l’institution financière internationale a choisi le Maroc pour livrer, lundi à Rabat, son rapport sur «la croissance verte et solidaire: vers un développement durable», c’est parce qu’il est un précurseur en le domaine. «Le choix du Maroc se fonde sur des raisons bien claires, liées aux politiques et aux réformes que le Royaume a entreprises depuis quelques années et au modèle de croissance qui se dégage de celles-ci». A dix jours de la conférence de «Rio + 20», c’est également la reconnaissance que la durabilité environnementale y est plus conçue comme un levier de croissance et de création de bien-être économique et d’emplois que comme contrainte au développement. Résultat, estime le représentant de la Banque mondiale, aujourd’hui le Royaume est perçu comme un modèle d’économie verte en devenir où d’importantes stratégies sectorielles ont été mises en œuvre dans des secteurs aussi déterminants que l’agriculture, l’énergie, l’eau et l’environnement. Sur ce constat, la Banque mondiale a donc décidé de renforcer son partenariat avec le Maroc, a dit son représentant à Rabat qui a annoncé la mise en œuvre prochaine d’une opération spécifique d’appui à la politique de croissance verte du Royaume. Des réalisations du Maroc en faveur de la croissance verte, le ministre de l’économie et des finances a dressé un tableau circonstancié dans lequel il a fait bonne place au Plan Maroc Vert, Halieutis, le Plan Azur, l’efficacité énergétique… tous plans dont l’efficacité prouvée aurait cependant gagné à être globalisée en une vision stratégique d’ensemble portant sur le moyen et le long termes. Il a cependant jugé qu’en attendant, les programmes sectoriels en cours ont réalisé des objectifs qui déblaient le terrain en direction de cet objectif final. Sauf, s’est empressé d’ajouter Nizar Baraka, que le cadre juridique propre à l’activité devrait être affiné et que des institutions de suivi, telles que l’observatoire national de l’environnement, devraient plus marquer leur présence pour éviter une détérioration du capital naturel toujours coûteuse à réparer après coup. C’est également à un appel à une vision unique de la question de l’environnement que s’est essayé le président du Conseil économique et social (CES) qui a évoqué les conclusions de l’étude réalisée par ses experts quelques mois auparavant. Chakib Benmoussa qui a rappelé que le développement durable est désormais un droit constitutionnel a exposé les principales lignes de son étude qui ont conclu à l’existence des 4 filières porteuses que sont les énergies renouvelables, l’assainissement liquide, l’efficacité énergétique et l’assainissement solide. Mais leur développement dans le respect de l’environnement est susceptible de créer du bien-être et de l’emploi, a-t-il déclaré. Il a cependant estimé que cet objectif ne sera pleinement atteint que si la population locale est étroitement associée dès le départ au projet. Les officiels de la Banque mondiale ont particulièrement été attentifs à cette dernière condition. Ils ont dit que toute croissance verte n’est pas nécessairement inclusive et qu’il faut en jalonner continûment le chemin en l’alignant sur les besoins réels et rentables des populations.

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