Recensement en marche

Recensement en marche

Le recensement de la population aura bien lieu au mois de septembre 2004. Et tout le dispositif destiné à son sa réalisation est en place sur ses principaux volets : d’abord, la mise à jour et la finalisation des dossiers cartographiques (37.000 dossiers). Ensuite, l’identification et l’affectation des moyens de transport.
Enfin, la mise en pratique pour le suivi en temps réel du déroulement du recensement sur le terrain. Pour rappel, le coût de l’opération est estimé à 414 millions de dirhams. Elle devrait mobiliser 40.237 recenseurs, 11.765 contrôleurs, 633 superviseurs, 19.000 auxiliaires des autorités locales et 4.450 véhicules. Les agents recenseurs recrutés sont généralement des enseignants, des étudiants du cycle supérieur et des cadres associatifs, qui vont suivre une formation aux mois de juillet et août. Les thèmes des questionnaires portent sur la structure de la population (nuptialité, fécondité, mortalité et migration), les langues (lues, écrites et parlées) et les diplômes. Il s’intéresse également aux personnes handicapées (type d’handicap) et aux activités économiques de la population (type d’activité, profession principale, branche d’activité, statut de la profession).
Pour l’habitat, le questionnaire portera, sur la situation de résidence, le type d’habitat, les équipements du logement, l’alimentation en électricité et en eau potable, le mode d’évacuation des eaux usées, le nombre de pièces dans le logement, l’âge du logement et le nombre de pièces occupées par le ménage.
L’opération devrait également recenser les types de constructions (nombre de niveaux, les équipements de la construction, le type d’activité du local professionnel…). Prévue entre le 3 et le 20 septembre 2004, cette opération s’est fixée plusieurs objectifs : d’abord, la détermination des populations légales selon les entités administratives du pays.
Ensuite, la connaissance des structures démographiques et des caractéristiques socio-économiques des populations dans l’ensemble des zones géographiques. Enfin, la détermination des taux et des structures démographiques notamment les taux de fécondité et de mortalité, ainsi que les mouvements de la population à l’intérieur du pays.
L’enjeu est de dégager une définition précise des catégories de la population ayant des besoins spécifiques, tout en renseignant sur les conditions de vie et de l’habitat des populations. Il faut dire que les pouvoirs publics misent gros sur cette opération. D’abord, ce recensement servira d’outil indispensable dans l’élaboration d’un rapport sur cinquante ans de développement humain au Maroc.
Les données démographiques, sociales et économiques véritables seront ainsi mieux cernées. Par la suite, l’évaluation et l’élaboration des politiques publiques devant être adoptées dans les divers domaines du développement (éducation, emploi, santé, aménagement urbain et développement rural) seront plus soutenues. Sur un autre plan, l’opération devra également actualiser les données disponibles. Si l’on sait que les rapports de certaines organisations internationales classent le Maroc dans des rangs inférieurs sur la base de données statistiques obsolètes, imprécises, disposer de chiffres fiables ne serait que salutaire.

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