Recherche et développement dans la filière sucrière: L’expérience du Gharb érigée en exemple

Recherche et développement dans la filière sucrière: L’expérience du Gharb érigée en exemple

Dans un dessein de moderniser l’amont agricole et d’accroître la production locale, le CRCS a permis de rehausser la filière vers un autre horizon en offrant aux différents acteurs de la filière de s’approprier la R&D dans ce domaine.

C’est en 2014 que le tout premier Centre interprofessionnel de recherche et développement des cultures sucrières (CRCS) a vu le jour, dans le Gharb. Cette expérience, initiée par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime et la Fimasucre, avait comme objectif de promouvoir les cultures sucrières au Maroc.

Pari réussi, elle représente aujourd’hui un exemple à généraliser sur le Royaume.
C’est à Sidi Allal Tazi, sur une superficie de 40 hectares, qu’a démarrée l’expérience du CRCS du Gharb.

Dans un dessein de moderniser l’amont agricole et d’accroître la production locale, ce centre a permis de rehausser la filière vers un autre horizon en offrant aux différents acteurs de la filière (notamment l’interprofession) de s’approprier la R&D dans ce domaine. Chose qui se fait d’ores et déjà chez les gros producteurs internationaux, que ce soit la France, la Belgique ou encore l’Espagne.

En matière d’équipements, les sucriers de la région sont choyés. «Fimasucre a réalisé tout un programme d’équipement : travaux d’électrification, stations de pompage, bassin d’eau à géo-membrane, réseau d’irrigation économe en eau, station météo, semoirs d’essais automatiques, matériel de mesure et de suivi des essais… Tout est prévu pour que le centre puisse réaliser ses missions dans les meilleures conditions», précise-t-on auprès de la fédération.  Par missions, on entend l’ambition de couvrir les besoins du Royaume en sucre en misant, entre autres, sur le développement des plantes sucrières et production des boutures de canne à sucre.

En partenariat avec l’Office régional de mise en valeur agricole, «le CRCS œuvre actuellement pour le rajeunissement des variétés de canne à sucre et l’introduction de variétés performantes et tolérantes au gel importées de Floride en assurant la production des boutures certifiées de canne à sucre», note la Fimasucre avant d’ajouter que d’autres recherches sont menées sur la betterave.
Pour rappel, la filière ambitionne d’atteindre un taux de couverture en sucre de 56% à l’horizon 2020. En 2015, ce taux était de 40%.  A noter également que cette même année a été marquée par l’extension de la semence monogerme sur  presque 100% de la superficie emblavée contre 4% en 2006.

La mécanisation des semis a également été généralisée sur 94% des cultures contre 44% en 2006.

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