Recul des recettes budgétaires

La manne des recettes exceptionnelles ne serait pas alimentée cette année. Par conséquent, les finances publiques ressentiront un «ralentissement des recettes budgétaires en 2002», estime l’Institut National d’Analyse de la Conjoncture (INAC), qui relève du ministère de la Prévision Economique et du Plan. Il s’explique par la baisse des recettes non fiscales. En revanche, pour sa part, le Centre Marocain de Conjoncture rappelle qu’ : « à fin octobre 2001, les recettes fiscales ont atteint un peu moins de 65 milliards de DH. Ce montant représente 90,8% des recettes prévues par la loi de Finances et est en hausse de 4,1% par rapport à octobre 2000 ». Cette évolution s’explique par la variation positive des éléments entrant en considération dans cette catégorie de recettes. Selon la même source, le seul poste ayant baissé est celui des droits de douanes avec une diminution de 4%. D’autre part, l’INAC affirme que : « la consommation des administrations publiques prolongerait la tendance des années antérieures.» Mais, contrairement aux années précédentes, l’investissement de l’Etat continuera à chuter et la relève serait assurée par l’intervention du Fonds Hassan II. Aussi, les niveaux antérieurs des recettes fiscales seront consolidés. Et la pression fiscale se situerait à 21,4% du PIB en 2002 contre 22% pour l’année 2001. Si l’on se penche sur les commentaires du Centre marocain de conjoncture, l’année 2000 s’est caractérisée par une faible croissance. Le centre annonce également que l’activité économique nationale devait se ressaisir en 2001.
Encore plus, selon les prévisions, «le taux de croissance attendu qui serait de l’ordre de 6,1%, est relativement fort, comparé à ceux des deux années antérieures.» Cette évolution dite positive trouve une justification dans les résultats de la campagne agricole et par une certaine «reprise des exportations», souligne le centre marocain de conjoncture. Par ailleurs, les prévisions de cet institut, précisent et ce n’est pas une révélation, que : « le processus de privatisation sera poursuivi, sans pour autant atteindre le niveau enregistré en 2001. Les recettes y afférentes s’élèveraient à environ 12,5 milliards de DH », précise le document de l’Etablissement.
Si un constat mérite de bien être relevé c’est bien celui du budget d’investissement.
En effet, ce dernier enregistre une diminution de son élan et ce, en comparaison avec les deux dernières années. La variation annuelle pourrait diminuer de 18,5%.
En 2002, les résultats de l’Institut affichent une croissance de 6,6% de la masse salariale et se fixerait à 12,7% du PIB. Toujours sur le plan prévisionnel, et en matière des charges et des ressources de l’Etat, un solde budgétaire déficitaire de 12 milliards de DH est envisagé. Ce qui se traduit par un taux de déficit global de 3% du PIB pour 2002.
L’institut en ce domaine émet d’autres hypothèses. Ainsi, le principal bénéficiaire de cette situation reste le marché des adjudications. En effet, le déficit global du PIB cumulé à celui des flux nets négatifs extérieurs s’inscrit dans la « mobilisation de montants relativement importants sur le marché intérieur », annonce l’Institut.

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