Redéploiement des centres de l’OFPPT

L’OFPPT (Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion de l’Emploi) s’engage dans une nouvelle stratégie de formation et de qualification en parfaite harmonisation avec la nouvelle conception de la régionalisation. Pour se faire, l’Office a décidé de créer, auprès de chaque délégation régionale, un organe d’orientation et d’impulsion.
Cet établissement n’hésitera pas à fermer des centres de formation professionnelle dont la prestation ne répond pas adéquatement aux besoins de la région. L’annonce a été faite par M. Larbi Bencheikh, directeur de l’OFPPT, lors d’un point de presse donné le 10 janvier. Selon lui, cette approche nous permettra d’éviter de former des chômeurs.
C’est d’ailleurs, dans cette optique que l’Office a mis en place une commission technique qui entame actuellement une tournée nationale pour déterminer avec les autorités et les élus locaux, les besoins spécifiques de chaque région du Royaume . Toutefois, Il faut rappeler que l’OFPPT compte un réseau de 184 centres répartis sur l’ensemble du territoire. Le nombre des filières couvertes par ces centres est passé d’une cinquantaine, au début des années 80 à 190 aujourd’hui. M.Bencheikh indique que seule une meilleure interaction entre le centre de formation et l’entreprise pourrait garantir l’efficacité de son système.
L’Office a adopté une novelle stratégie pour renforcer le partenariat avec les milieux professionnels pour une évolution qualitative du système de formation notamment par la mise en place de la formation duale et l’apprentissage et l’orientation vers des métiers porteurs d’emploi . Pour faire face à une demande croissante de formation d’une main-d’oeuvre qualifiée nécessaire aux besoins du marché de l’emploi, l’effectif de l’établissement (cadres et agents) est passé de 1600 en 1984 à 5.600 en 2001/2002 dont 200 formateurs de l’Europe de l’Est. Par ailleurs, M. Bencheikh n’a pas omis de mettre l’accent sur la problématique de l’insertion, estimant que le taux d’emploi moyen des lauréats de l’Office ne dépasse pas les 45 % toutes filiales confondue alors que dans les pays de l’OCDE, par exemple, le taux d’emploi moyen des lauréats de la formation professionnelle est supérieur à 80 %. Pour la finalisation de ce plan d’action, une enveloppe d’un milliard de DH a été affectée pour ce but pour l’année 2002 dont 600 millions de DH destinés au fonctionnement.

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