Regain d’intérêt de Vivendi pour le PTC

Jean-Bernard Lévy a expliqué, lors d’une conférence de presse à Varsovie, que son groupe et Elektrim espéraient coopérer pour régler une série de conflits judiciaires. Maintenant qu’il a émergé de ses difficultés financières, Vivendi n’est plus déterminé à vendre PTC, a-t-il précisé. « Jusqu’à un moment donné, parce que nous étions une entreprise aux finances très serrées (…), nous privilégions la sortie (de PTC). C’est terminé », a-t-il déclaré. Intérrogé sur l’éventualité du contrôle total de PTC par Vivendi, il a répondu: « Nous sommes tout à fait prêts à l’envisager ». Vivendi se retrouverait alors face à Deutsche Telekom, intéressé depuis longtemps par PTC, numéro un de la téléphonie mobile en Europe centrale. Elektrim Telekomunikacja (ET), coentreprise entre Vivendi et le conglomérat polonais en difficulté, Elektrim, détient 51% de PTC. L’opérateur allemand, possesseur des 49% restants, a fait l’année dernière une offre de 1,3 milliard d’euros pour la participation d’ET. Interrogé sur les informations des médias polonais selon lesquelles Vivendi aurait proposé 600 millions d’euros pour la participation d’Elektrim dans ET, Jean-Bernard Lévy s’est borné à expliquer que Vivendi collaborait de manière rapprochée avec Elektrim.
Hannes Wittig, analyste chez Dresdner Kleinwort Wasserstein, voit dans le regain d’intérêt de Vivendi pour PTC deux hypothèses: soit un recentrage accentué sur les médias et les télécoms, soit une tentative d’obtenir plus de Telekom dans l’éventualité d’une vente. Deutsche Telekom cherche à se positionner davantage aux marchés à forte croissance pour contribuer à compenser la baisse de son chiffre d’affaires en Allemagne. Il a cherché pendant cinq ans à obtenir la majorité du capital de PTC au cours d’une bataille judiciaire qui s’est terminée sur une décision floue fin 2004.
Toute une série de conflits judiciaires au sein des actionnaires de PTC, entre Elektrim et les porteurs de ses 440 millions d’euros d’obligations et entre les actionnaires et leur administrateur ont contribué à empêcher les offres de Telekom en 2003 et 2004.

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