Région de Fès-Meknès : Un futur pôle économique à développer

Région de Fès-Meknès : Un futur pôle économique à développer

Elle regorge d’importantes potentialités économiques, sociales et culturelles

D’énormes potentialités sont à exploiter au niveau de cette région qui englobe 194 communes territoriales. Toutefois les efforts consentis n’arrivent toujours pas à pallier d’importantes problématiques qui freinent l’élan de la région.

«L’ensemble des acteurs doit unir ses efforts pour développer la région de Fès-Meknès en vue d’en faire un centre de développement économique et social, car il s’agit d’un choix stratégique, constitutionnel et nécessaire visant l’identification des besoins de la population et le rapprochement des services aux citoyens». C’est en ces termes que le chef de gouvernement Saad Eddine El Othmani s’est exprimé lors de sa visite, samedi 13 janvier, à Fès inscrite dans le cadre d’un programme gouvernemental de communication avec les régions du Royaume. La rencontre du chef de gouvernement avec les élus, les opérateurs économiques et les acteurs de la société civile de la région a permis d’identifier les besoins de Fès-Meknès et tracer ses perspectives de développement. D’énormes potentialités sont à exploiter au niveau de cette région qui englobe 194 communes territoriales. Toutefois les efforts consentis n’arrivent toujours pas à pallier d’importantes problématiques qui freinent l’élan de la région. Un cap qui ne peut être franchi sans l’amélioration de l’attractivité économique de la région, le soutien de ses secteurs productifs, la valorisation de son patrimoine et la réduction des disparités sociales.

Les principaux enjeux de la région

Des défis majeurs sont à relever dans la région. Mohand Laenser, président de la région Fès-Meknès, a énuméré dans ce sens l’amélioration de la connectivité avec les grands pôles économiques, le renforcement de l’infrastructure logistique dans toute la région, la réduction du déficit social, la lutte contre les disparités territoriales, l’appui des activités économiques en milieu rural et la promotion des politiques de développement dans les zones montagneuses et précaires.  Dans le cadre de son programme de développement régional, la Région Fès-Meknès a approuvé 192 projets. Un chantier qui nécessite une enveloppe budgétaire globale de 33,18 milliards de dirhams durant la période 2016-2021. Toutefois, la région ne peut pas mobiliser l’ensemble des investissements pour mettre en œuvre ces projets. Le président de la région souligne, dans ce sens, l’impératif de recourir à des formules de partenariat et de contractualisation, notamment avec l’Etat et ce outre les ressources propres de la région et l’emprunt.

 Une plate-forme aéronautique à Fès

La région Fès-Meknès pourrait abriter prochainement une zone industrielle dédiée au secteur de l’aéronautique. Un projet qui fait actuellement l’objet de concertation entre le ministère de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, le ministère de l’enseignement supérieur et la Région.  Ce dispositif ne tarderait pas à voir le jour, du fait de la disponibilité du foncier destiné à la mise en place de cette zone. De même, l’engagement des opérateurs n’est plus à démontrer. Le chef de gouvernement a, dans ce sens, confirmé que toutes les parties concernées par ce projet œuvreront pour qu’il devienne réalité et convaincre les investisseurs. Une fois concrétisée, la zone aéronautique de Fès comprendra une unité industrielle ainsi qu’une école de formation des compétences en aéronautique.

La troisième escale régionale d’El Othmani

La visite d’El Othmani à la région de Fès est la troisième du genre depuis son investiture.  Le chef de gouvernement s’est rendu auparavant dans les région Béni Mellal-Khénifra et Draa-Tafilalet. Ces rencontres de communication rentrent dans le cadre des efforts de mise en œuvre de la régionalisation avancée, un chantier qui avance selon une approche innovante.

Le chef de gouvernement a rappelé le chemin parcouru en termes d’application de la régionalisation avancée. Il a dans ce sens énuméré la mise en place de l’ensemble des décrets d’application relatifs à ce process et l’augmentation des crédits alloués aux régions conformément à la loi organique des régions. Si la charte de déconcentration est à sa phase finale, un autre chantier est en émergence. Il s’agit de l’élaboration des contrats-programmes entre la région et l’Etat ainsi qu’entre la région et le gouvernement. Une approche qui donnera plus de visibilité à l’ensemble des acteurs concernés.

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