Région du Nord : Cinq barrages dans le pipe

Région du Nord : Cinq barrages dans le pipe

Conseil d’administration de l’Agence du bassin hydraulique du Loukkos

Le Maroc est passé à la vitesse supérieure en matière de construction de barrages. Après l’annonce de la réalisation prochaine de deux barrages dans le Saiss, c’est au tour de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima de dévoiler ses perspectives. Ce sont donc cinq grands barrages qui viendront renforcer et sécuriser l’alimentation de la région en eau potable. «Les cinq barrages doteront Tanger-Tétouan-Al Hoceima d’une capacité de 800 millions m3, ce qui va permettre d’accompagner les projets de développement lancés dans les différentes provinces de la région et d’atténuer les impacts liés à l’irrégularité des précipitations», a précisé la ministre déléguée chargée de l’eau, Charafat Afilal, lors de la réunion du conseil d’administration de l’Agence du bassin hydraulique du Loukkos (ABHL) au titre de sa deuxième session de 2015, tenue vendredi 12 février courant à Tétouan.

Des projets qui  avancent bien…
En matière d’avancement des chantiers, la ministre a assuré que les travaux de construction des barrages de Martil, Dar Khrofa et de Kharrob sont en cours de réalisation, alors que les travaux de réalisation du barrage de Moulay Bouchta ont été achevés et ceux du barrage Ghiss seront lancés courant 2016. Elle a noté en ce sens que ces importantes infrastructures d’une capacité de 800 millions m3 permettront de mobiliser des ressources hydriques supplémentaires, à même de satisfaire les besoins en eau potable de la région, à moyen et à long termes, et d’irriguer 22.000 hectares de terres agricoles. Dans ce cadre, Mme Afilal a souligné que le bassin hydraulique de Loukkos a connu, de septembre 2015 à janvier 2016, un déficit de précipitations oscillant entre 46% pour la bassin Ghis-Nekkour et 70% pour le bassin de Loukkos, en glissement annuel, notant que cette situation requiert la concentration des efforts de tous les intervenants, à travers la rationalisation de l’utilisation des eaux, tout en satisfaisant la demande des citoyens en eau potable, et ce afin de faire face aux conditions climatiques difficiles que connaît la région. Elle a ainsi annoncé la formation d’un comité de vigilance, sous la présidence du wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, et ce afin de suivre la situation hydraulique au niveau de la région.

Bilan en résilience
Le directeur de l’ABHL, Abdelhamid Benabdelfadel, a livré une analyse de la situation hydrique de la région dans laquelle il a assuré que la nappe phréatique au niveau de la zone de compétence de l’Agence a accusé une baisse importante au début de l’année hydraulique 2015-2016, à cause du déficit de précipitations enregistré, notant que les ressources hydriques de surface ont atteint 16,8 millions m3, de septembre 2015 à janvier 2016, en régression de 96% en glissement annuel. Il a, dans ce sens, souligné que la demande en eau potable et d’irrigation depuis le barrage d’Oued El Makhazine a été satisfaite totalement, relevant que les barrages du bassin Loukkos ont atteint, au début du mois de février courant, un taux de remplissage de 52% avec un volume de 580,9 millions m3, contre 949,4 millions m3 durant la même période une année auparavant (85%), soit une baisse de 39%.

Budget et plan d’action 2016
M. Benabdelfadel a indiqué que les recettes prévues pour l’Agence sont estimées à 160,44 millions de dirhams en 2016 et les principales actions portent sur la gestion intégrée des eaux de barrages, le suivi permanent des ressources en eau et de la qualité des eaux souterraines et de surface, la protection du domaine public hydraulique, la réalisation des études techniques et la mise à niveau des ouvrages hydrauliques.

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