Remue-ménage au Technopark

Changement de statut et nomination d’un nouveau manager. Telles sont les deux grandes décisions prises, lundi dernier, par le ministre de l’Industrie, du Commerce et des Télécoms, Rachid Talbi El Alami, lors du conseil d’administration du Technopark de Casablanca.
Dorénavant, la société gestionnaire de cet espace des technologies de l’information « Moroccan Information Technopark Compagny » deviendra une société anonyme avec un conseil d’administration.
Au départ, elle était une société mixte de droit privé avec un directoire et un conseil de surveillance. Son tour de table comprend, outre les pouvoirs publics, plusieurs banques : la CDG, la BMCE, la BCM, la BCP et la Wafabank. Le capital social est de 46 millions de DH.
Le Conseil d’administration, tenu sous la présidence du ministre des Télécoms, a décidé également un changement au niveau du management du MITC.
Bouchra Boulouiz et Ahmed Battas, les deux membres du directoire, vont plier bagage. Un lauréat de l’Ecole Mohammadia des Ingénieurs (EMI), Abderrafie Hanouf, a été nommé officiellement par Talbi El Alami . Il s’agit du troisième responsable, en l’espace de deux ans, qui prendra les commandes du MITC, après Ahmed Battas et Omar Balafrej. La décision de révocation des deux responsables du directoire a été déjà prise lors du dernier conseil de surveillance qui a eu lieu à Casablanca le 20 janvier. Le Conseil d’administration n’a fait qu’approuver cette décision. Le limogeage s’explique par « les dérapages au niveau de la gestion du Technopark et les frictions fréquentes entre les deux responsables résultant du caractère collégial de la gestion du MITC », révèle à ALM M. Talbi El Alami.
Compte tenu de la nouvelle réforme du statut du Technopark, le P-DG sera le ministre de la tutelle, en l’occurrence le ministre des Télécoms, à la place de l’ex-secrétaire d’Etat du Septi, Nacer Hajji.
A noter que ces mesures, que ce soit au niveau de la forme de la société ou son management, interviennent directement après le bouclage de l’audit effectué récemment par le cabinet Masnaoui Mazars sur l’état de la société. Le prochain conseil d’administration du Technopark prévu en mars, après bouclage du bilan, sera consacré à la relance du MITC qui s’est transformé en une agence immobilière plutôt qu’un incubateur des porteurs de projets dans le domaine des technologies de l’information.
Inauguré en octobre 2001, le Technopark s’étend sur une superficie de 29 mille m2 dont 12000 m2 de location réelle. Actuellement, ce sont plus de 130 sociétés opérant dans le secteur du high-tech installées dans cet espace. Le taux actuel de remplissage est de l’ordre de 80% de la superficie actuelle.
Outre cette première pépinière des entreprises des technologies de l’information, les pouvoirs publics travaillent en parallèle sur deux autres projets de cités numériques. Le premier espace sera installé sur un terrain de 117 hectares situé à proximité de la ville de Bouznika. Ce projet a déjà bénéficié d’un soutien financier du Fond Hassan II pour le Développement Economique et Social qui s’élève à 90 mille DH. Deux conventions d’accord et de participation à ce projet ont été signées avec la BMCE et la BCM lors du dernier forum de l’Union Internationale des Télécoms qui s’est tenu en septembre dernier à Marrakech.
En parallèle au Technopark de Bouznika, une autre étude au niveau de la ville de Casablanca est en cours de finalisation. Objectif : ouvrir une cité numérique dont le prix de location mensuelle des bureaux ne dépassera pas 50 DH le m2. Ce projet est encore en phase embryonnaire.

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