Renault-Iran : un 2ème Accord pour la Logan

Renault-Iran : un 2ème Accord pour la Logan

Après avoir suspendu l’accord initial qui prévoit l’assemblage en Iran de la Logan, le ministère de l’Industrie et des Mines de ce pays a repris les négociations avec Renault. Hier, les deux parties devaient se rencontrer à Paris pour entamer à nouveau des pourparlers et, très probablement, signer l’accord final d’assemblage de la Logan en Iran. Accord qui devrait être signé dans les tout prochains jours.
Pour rappel, le groupe automobile français s’est fixé pour objectif une production annuelle de 300.000 Logan en Iran dès 2008, et ce à travers sa coentreprise Renault-Pars. En mars 2004, l’Iran prévoyait un investissement d’au moins 200 millions d’euros et donnait à Renault une participation de 51% dans ce joint-venture, le reste étant détenu par le groupe iranien Automotive Industrial Development Company.
Puis en avril, coup de théâtre : l’Iran remet en question le contrat signé avec Renault. Que s’était-il donc passé ? L’Iran a demandé à Renault d’exporter 20% de sa production de Logan vers certains marchés étrangers du groupe français.
Les responsables au sein du ministère de l’Industrie et des Mines iranien ont donc suspendu l’accord pour obliger le groupe français à accepter leurs conditions. Mieux encore, le même ministère iranien avait averti, en avril dernier toujours, que le conflit autour du projet de Logan menaçait aussi celui de l’assemblage de la Mégane, qui devait démarrer en mai. Tout récemment, un porte-parole de la filiale iranienne de Renault a déclaré : «Les questions en suspens avec le gouvernement iranien ont été résolues et nous espérons signer le nouvel avenant au contrat au cours des prochains jours». Mais la même source s’est refusée à préciser si Renault avait concédé ou non à l’Iran la part des 20% des ventes à l’export réclamée par Téhéran.
De leur côté, les haut-responsables de Renault avaient répliqué à cette exigence qu’en l’absence d’accord douanier entre l’Iran et les pays voisins, les ventes de Logan dans ces pays seraient grevées de lourds droits de douane. Une impasse politico-commerciale vraisemblablement surmontée si l’on s’en tient à l’évolution positive de ce dossier, qui dans le cas contraire aurait pesé lourd sur les deux parties.
En effet, dans le contexte des tensions géopolitiques créées par le programme de recherche nucléaire de Téhéran, les observateurs estimaient qu’une suspension durable du projet Logan en Iran aurait ses conséquences sur des investissements étrangers déjà anémiques dans ce pays.
Quant à Renault, qui a déclaré avoir déjà investi 70 millions d’euros en Iran, aurait pu notamment se retrouver en difficulté pour atteindre ses prévisions futures en terme de croissance. Et pour cause, les 300.000 Logan produites en Iran représentent près du tiers des 800.000 voitures supplémentaires que la firme du Losange entend vendre à l’horizon 2009.

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