Rencontre économique Maroc-France: Des conventions en faveur du co-investissement durable

Rencontre économique Maroc-France: Des conventions en faveur du co-investissement durable

La task force Ville durable de MEDEF a scellé un partenariat avec la commission Energie, climat, économie verte de la CGEM pour établir une réflexion croisée sur la valorisation de la filière ville durable franco-marocaine et mener des actions communes en vue de la COP22.

Professionnalisation des formations supérieures, partage de bonnes pratiques numériques et valorisation de la filière Ville durable … ce sont là les grandes lignes des conventions signées par le patronat marocain et le Mouvement des entreprises de France (MEDEF). Ces accords ont été ratifiés en marge de la dernière rencontre économique Maroc-France, placée sous le signe du co-investissement dans l’économie durable.

Les conventions viennent, ainsi, renforcer le partenariat franco-marocain sur divers horizons. La CGEM et le MEDEF s’engagent à partager les bonnes pratiques sur le numérique, notamment en ce qui concerne l’université du numérique et l’accueil des start-up.

La COP22 s’inscrit au cœur de la coopération franco-marocaine. La task force Ville durable de MEDEF a scellé, à cet égard, un partenariat avec la commission Energie, climat, économie verte de la CGEM pour établir une réflexion croisée sur la valorisation de la filière ville durable franco-marocaine et mener des actions communes en vue de la COP22. De même, les entreprises de France s’allient au patronat marocain pour mener une réflexion sur la professionnalisation des formations supérieures et encourager la pratique de l’alternance au Maroc. Cette mission sera, ainsi, déployée en collaboration avec d’autres partenaires français dont la Conférence des présidents d’université (CPU), l’Association des directeurs d’instituts universitaires de technologie (ADIUT) et la Conférence des grandes écoles (CGE).

Notons qu’en marge de la rencontre économique Maroc-France, trois entreprises marocaines ont conclu des conventions avec des entités françaises. Il s’agit, en l’occurrence, de Cerway, opérateur de la certification haute qualité environnementale (HQE) qui s’est allié au Morocco Green Building Council pour faire connaître ses certifications au niveau national. De même, le groupe GeoData collaborera avec SA Groupe ATGT pour réaliser des opérations topographiques et foncières au Maroc, en Afrique et en Europe.
Pour sa part, Finatech Défense et Sécurité a conclu un contrat avec Ziwit, leader européen de la sécurité des sites web, en vue de distribuer des solutions de cybersécurité «HTTPCS».

La Cop22 à l’honneur

«Construire ensemble durablement» est l’une des opportunités économiques à saisir aussi bien par les investisseurs français que marocains. C’est vers cet angle que Miriem bensalah Chaqroun a orienté son allocution. «A l’heure où l’économie mondiale pense, prévoit et agit en mode vert, à l’heure où Marrakech s’apprête à consolider ce que Paris a mis en œuvre, nous n’avons d’autre choix que celui de nous inscrire dans le développement durable avec ses trois dimensions : écologiquement tolérable, socialement équitable et économiquement efficace» relève-t-on de la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).
Mme Bensalah a, dans ce sens, souligné que les enjeux liés au développement durable seront de taille. Ainsi, les entreprises seront bientôt évoluées sur leur capacité à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à minimiser leur empreinte sur le climat. «A plus long terme, leur notation s’étendra à leur capacité à s’adapter au changement climatique», explique-t-elle. La présidente de la CGEM a, par ailleurs, passé en revue les atouts du développement durable. «Ces opportunités et ces leviers de compétitivité dépendront, toutefois, de notre capacité à innover et à améliorer nos process ; et de notre aptitude à créer de nouvelles chaînes de valeur qui sont des éléments clés de l’écosystème de l’économie verte», conclut-elle.

L’Afrique visée par le MEDEF

L’Afrique est l’une des cibles prioritaires du MEDEF. Le Mouvement envisage, à cet effet, de travailler davantage avec le Maroc afin d’initier des projets communs à l’échelle nationale et africaine. «Dans un contexte de mondialisation, le Maroc a parfaitement compris l’enjeu de la mondialisation, le réveil africain et les formidables opportunités offertes par le continent africain», affirme Pierre Gattaz, président du Mouvement des entreprises de France (MEDEF). Et de poursuivre que «nous sommes très motivés pour travailler beaucoup plus avec le Maroc en vue d’initier des projets ensemble notamment en Afrique».

Un avis partagé par Moulay Hafid Elalamy. Le ministre de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, a indiqué, en marge d’une réunion avec le président du MEDEF, qu’«une coopération triangulaire Maroc-France-Afrique solide et durable permettra d’engager des investissements viables et profitables à tous». Outre la prospection des opportunités d’investissement bilatérales, le MEDEF a plaidé durant ses entretiens avec les hauts responsables marocains pour le renforcement du flux commercial entre le Maroc et la France. L’énergie, l’industrie, l’économie numérique, le recyclage des déchets, l’eau et le transport sont les secteurs phares sur lesquels les deux pays peuvent se pencher en vue de booster leurs échanges commerciaux.

 

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