Rencontres multimédia à Casablanca

On ne cessera jamais de le dire. Les nouvelles technologies de l’information constituent un vivier pour le développement de l’économie marocaine. Si on a raté le rendez-vous de l’industrie, on ne peut se permettre de rater celui de la nouvelle économie. Les entreprises internationales misent sur le royaume pour en faire une plate-forme de leur expansion au niveau du continent africain.
Mais, il se trouve que les décisions politiques n’en suivent pas pour assurer à ce secteur l’expansion nécessaire permettant de créer de la valeur ajoutée. A ce titre, le contrat-programme proposé par la profession au gouvernement semble envoyé aux calendes grecs. Toutefois, l’équipe Youssoufi a tracé les grandes lignes de la stratégie du Maroc dans ce domaine, baptisée «E-Maroc».
Cette stratégie sera d’ailleurs au menu des «Premières Rencontres multimédia d’affaires entre les entreprises marseillaises et celles situées au Technopark» dont le coup d’envoi a été donné hier à Casablanca.
La manifestation se poursuivra jusqu’au 1er mars. Organisé conjointement par le Secrétariat d’Etat à la Poste et aux technologies de l’information et le «Casablanca Technoprak», cet événement verra la participation d’une vingtaine d’entreprises marocaines et marseillaises opérant dans les activités liées aux technologies de l’information. Les organisateurs partent d’un constat très simple : dans les pays du pourtour méditerranéen, la nécessité de favoriser l’émergence de nouvelles entreprises utilisant le processus de l’innovation comme moteur de l’investissement se développe de plus en plus par les gouvernements en place. Les technologies de l’information sont au coeur de ce processus et en sont un des axes majeurs.
Dans ce sens, les pays de la région ont entrepris des efforts considérables en matière d’aménagement des lieux, à l’image du Technoparc de Casablanca, favorisant la création des entreprises de la nouvelle économie. La réhabilitation des espaces permet en effet d’accueillir les jeunes créateurs ainsi que des industriels de renommée internationale qui cherchent à délocaliser leurs activités.
Au moment où on parle du rôle de la région dans la déconcentration de l’investissement, celle-ci constitue un environnement propice pour les structures spécialisées dans les services liés aux nouvelles technologies de l’inform- ation et de la communication.
A ce propos, l’exemple de la ville de Marseille est un cas d’école. Grâce au projet Euroméditerranée, une opération d’intérêt général national d’aménagement urbain entre le port, la gare et le centre ville, bénéficie aujourd’hui d’une logique de développement territorial, d’une position stratégique notamment de douze hubs télécoms sud européens et d’un pôle des industries culturelles audiovisuelles et multimédia, indiquent les organisateurs. Un exemple à méditer.

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