Report de la privatisation d’Air France

Les incertitudes concernant la conjoncture internationale et l’évolution de la bourse ont conduit le gouvernement à envisager un décalage pour la privatisation de la compagnie aérienne Air France, qui pourrait n’être mise sur le marché que d’ici six mois à un an. «Sous l’angle administratif, nous ne sommes pas loin de la finalisation de l’opération», a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, Francis Mer, samedi sur Radio Classique, précisant que le décret de privatisation était soumis actuellement au Conseil d’Etat. Mais «il faut que l’on vende Air France pour ce qu’elle vaut, non pas dans la conjoncture aéronautique actuelle, mais dans une conjoncture améliorée, d’ici six mois à un an», a ajouté M. Mer. «Compte tenu de ce qui se passe avec l’environnement irakien, je n’imagine pas que le transport aérien puisse être considéré à court terme comme un placement boursier particulièrement attractif. Je pense qu’il faut attendre le printemps prochain», a expliqué le ministre. Le gouvernement avait annoncé le 19 septembre son intention de présenter à l’automne un projet de loi sur le statut d’Air France, sans donner de précision sur la date de mise effective sur le marché. L’objectif affiché en juillet, lors de l’annonce de cette décision de privatisation, était une cession vers la fin 2002 ou début 2003. L’Etat, qui possède encore 54,4% d’Air France, entend descendre sous la barre des 20% du capital de la compagnie.
Toutefois, la tempête qui agite depuis plusieurs mois les milieux boursiers, le fiasco de France Télécom et les difficultés rencontrées par EDF-GDF ont relancé le débat sur l’opportunité d’une cession de parts supplémentaires de l’Etat. Les sept syndicats d’Air France ont prévu une journée d’action, le mardi 5 novembre, pour protester contre le projet de privatisation.

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