Reporting extra-financier: Incontournable pour instaurer un climat de confiance dans le business

Reporting extra-financier: Incontournable pour instaurer un climat  de confiance dans le business

D’entrée, les résultats de l’étude révèlent que seules BMCE Bank et Managem ont produit un Reporting «GRI Referenced» avec un Index GRI.

«Le reporting a un rôle important pour aider à restaurer cette confiance perdue après la crise dans les pays du nord, très mitigée entre les entreprises et leurs parties prenantes dans ceux du Sud». Hassan Bouchachia, GRI data partner au Maroc, GRI community Leader North-West Africa et fondateur de «Les Leaders de la RSE Reporting», compte bien sensibiliser les opérateurs concernés par ces dispositifs incontournables pour faire avancer la RSE. Car quel que soit le domaine, se positionner dans le domaine de la RSE suppose à une entreprise donnée de répondre à des critères précis.

Le rapport 2015 sur l’état du reporting extra-financier a permis de dresser non seulement un état des lieux mais d’arriver également à une vision rétrospective par rapport à 2014. D’entrée, les résultats de l’étude révèle que seules BMCE Bank et Managem ont produit un reporting «GRI Referenced» avec un Index GRI. Le modèle de référence international. Mais les uns comme les autres conviennent que les entreprises ont besoin de communiquer clairement, ouvertement et efficacement avec les investisseurs et les autres parties prenantes sur la façon dont ils envisagent de se développer d’une manière durable. Managem et BMCE Bank ont publié, à la fin du mois de janvier 2016, sur leurs sites internet un reporting extra-financier selon les lignes directrices du GRI.

C’est un fait. Selon l’étude, «moins de la moitié des entreprises cotées à la Bourse de Casablanca (44%) diffusent un rapport annuel en ligne dont à peine le 1/3 y contient des informations sur la répartition de l’actionnariat, la composition du conseil, les résolutions de l’assemblée générale et des informations sur des actions dites RSE». La sensibilisation autour de la question se justifie à plus d’un titre. Investisseurs comme agences de notation ou encore organismes multilatéraux étant tenus au reporting. Mondialement reconnu, le reporting est essentiel pour instaurer un climat de confiance dans le monde des affaires. «Ce paramètre a été d’autant plus important après la crise dans les pays du nord, parfois mitigée entre les entreprises et leurs parties prenantes dans ceux du Sud», rappelle Hassan Bouchachia.

Les chiffres parlent d’eux- mêmes. «A fin janvier 2016, 31.394 rapports ont été publiés sur la base mondiale du GRI et ce depuis 1999 avec une forte croissance des rapports appliquant les lignes directrices GRI. En Afrique, 1.994 rapports sont recensés à fin janvier 2016 dont 233 rapports «GRI Referenced» et 84 rapports GRI-G4».

Dans tout le domaine, le reporting permet de déterminer un positionnement RSE ou non… Dans le domaine environnemental, la COP22 sous-entend une sensibilisation et la mise en œuvre au niveau du reporting environnemental. Clairement élaboré, les experts recommandent la transparence des informations environnementales. Celles-ci conditionnant la crédibilité de la démarche. Par effet induit, les principes fondamentaux de la mesure, de la transparence et de reddition des comptes feront la réussite d’un tel exercice.

«De nombreuses entreprises se sont engagées mais comment les parties prenantes pourront-elles «vérifier» la validité et effectivité de ces déclarations sans reporting extra-financier précis et transparent?».La question du président de l’association RSE Maroc est légitime. Telle que la certification, les entreprises qui se positionnent en matière de RSE devront quelque part argumenter par des faits et des critères normalisés pour prouver un tel positionnement. L’environnement international l’impose et dans tous les domaines.

Déjà dans le domaine environnemental, plusieurs familles rappellent ces enjeux. Il s’agit des secteurs des matières, de l’énergie, de l’eau, de la biodiversité, des émissions, des effluents et des déchets, des produits et services, de la conformité, du transport, des généralités, de l’évaluation environnementale des fournisseurs et des mécanismes de règlement des griefs. Dans ce domaine, les entreprises qui comptent se prêter au jeu de la RSE devront répondre à 34 indicateurs environnementaux (G4-EN1 à G4- EN34). Tout ceci pour dire que la RSE n’est pas une mince affaire. Le cheminement vers un tel processus peut s’avérer long. Le résultat permet toutefois de donner des références normalisées aux investisseurs potentiels, internationaux de surcroît !

Les enjeux sont clairs dans un contexte international où les crises et les fluctuations des indices boursiers continuent à guetter les investisseurs… La rigueur est de mise et le reporting extra-financier permet d’instaurer des espaces de confiance dignes de ce nom.

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