Résponsabilités partagées

La bourse de Casablanca sombre dans le rouge depuis presque trois années. Institutionnels et petits porteurs tiquent sont méfiants. La situation ne s’améliore toujours pas. Malgré l’effort des autorités monétaires de relancer le marché, les choses ne semblent pas trop bouger. Rares sont les valeurs qui ont échappé à la crise. 10 valeurs seulement sur 55 cotées évoluent en territoire positif et le reste essaye de quitter la zone de turbulence.
Toutefois, une question reste toujours de mise. Qui est le responsable de cette situation et comment faire pour sortire de cette crise ? « Définir la responsabilité est un une démarché difficile. Je crois que nous sommes tous responsables, autorités monétaires, CDVM, sociétés de bourse, dépositaires et même les investisseurs » souligne, Dounia Taarji, Directeur général du conseil déontologique des valeurs mobiliers (CDVM). Et d’ajouter « Tout le monde doit assumer davantage ses responsabilités pour sortir de cette situation ». Plusieurs projets de réforme permettant de relancer le marché du bout du tunnel n’arrivent toujours pas à voir le jour. Figure en tête de liste, la dynamisation du programme de privatisation et le développement des produits susceptible de mieux canaliser l’épargne salariale vers le marché des actions. « La meilleure façon pour dynamiser notre bourse, c’est d’encourager l’épargne salariale » affirme de son côté, M’Hamed Esskali, Président et directeur général de CFG Gestion. De même, la mise en oeuvre d’un système fiscal encourageant permettant de drainer de nouvelles entreprises à la Bourse est recommandée par les opérateurs de la place.
L’objectif étant de favoriser le retour des petits porteurs. Par ailleurs, selon plusieurs analystes, les actions à mener doivent agir à la fois sur l’offre et la demande. À cela s’ajoute, le retard enregistré au niveau de la finalisation du système règlement-livraison simultané qui demeure une composante essentielle du schéma de fonctionnement du marché boursier pour aligner le marché sur les normes internationales et sécuriser davantage le circuit de règlement-livraison, notamment au niveau de la relation entre les opérateurs et leur clientèle.
En un mot, le développement du marché financier nécessite une amélioration des circuits de mobilisation de l’épargne et de financement de l’investissement avec une communication sereine et régulière de la part de l’ensemble des intervenants du marché.

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