Restaurant Le Jean Jaurès

Restaurant Le Jean Jaurès

Rue en sens unique calme, places de parking pour garer le carrosse… Et à deux encablures d’une des avenues les plus impossibles de Casablanca, que demande le peuple?
Accueilli par Claude la patronne, pris en relais avant d’arriver dans la deuxième salle par Alain le patron : les deux… la cinquantaine rassurante, le tout rondement mené…
Nous voici donc installés… carte en main, amuse bouche posé sur la table dans la foulée…
Salle à manger simple et droite, mi-comble, clientèle d’hommes et femmes d’affaires au déjeuner certainement en soirée plus conviviale!
Nappes et napperons joliment agrémentés du nom du restaurant brodé, assiette originale de forme carrée… le petit moins des tableaux accrochés au mur dont la naïveté me laissât confondu. Dans un menu à 128 dh pas moins, pas plus… (Voyez aussi l’autre menu à 98 Dh) en entrée avocat en fines lamelles saupoudrées de crevettes iodées, pour suivre 3 petits médaillons d’agneau tranchés épais désossés, goûteux nappé d’une sauce odorante (petit bémol à l’attention de la jeune fille assurant le service à notre table, l’ agneau ne se sert en aucun cas «saignant» mais -rosé ou bien cuit)
Notez bien que le bouquet…
C’est lors d’un dîner au Vaudeville à Marrakech dont je vous entretenais dans l’édition du 5 mai où un des serveurs il y a quelques jours nous demandât si nous souhaitions le bœuf bourguignon «saignant ou à point» cherchez l’os !!! revenons au Jean-Jaures… pour finir un Brownie (gâteau au chocolat) servi chaud accompagné d’une sauce vanille excellent. Chapeau pour le rapport qualité Prix! Mes compagnons de table optèrent pour des tagliatelles aux fruits de mer « al dente « concoctée visiblement minute et un mignon de bœuf sauce crème sans peur ni reproche…
Vin au verre 25 dh, très certainement un Sémillant bien frais !
La bonne cuisine classique a de nouveau, de beaux jours devant elle …
Et ne dites pas que je radote …
Comptez 150/200 dh, vin compris.
23, Jean Jaurès
20000 Casablanca


En panne ou à éviter …

Tiens, vous mettrez ça sur le compte de mes journées «orageuses marrakchies»

Situé dans le quartier Mellah, à deux pas du Palais el Badia, c’est le Marrakech historique qui nous tend les bras, après de longues déambulations, le nez au vent… Il est agréable de trouver un restaurant marocain pour le déjeuner juste derrière le Marché du Mellah qui reste haut en couleur et en odeurs!
L’idée au départ peut paraître accrocheuse, et même originale… en nommant chaque menu proposé par le nom d’une des villes du Royaume…
Ouarzazate, Fès, Erfoud… encore faudrait-il assumer en cuisine !  Car servir dans chaque offre à 380 ou 390 dh en gros des salades marocaines se réduisant à un mélange de crudités vaguement assaisonnées et atones, pour suivre un tajine de viande bien grasse, un couscous dont les pois chiches n’étaient même pas cuits et donc durs… et comme dessert un plateau de fruits réduit aux pommes, oranges et bananes s’il vous plaît ! (sans fraises ni autres fruits de vrais saison)…
2 bouteilles d’eau… sans vin pour cause de chaleur! Tenez-vous bien au bastingage… à l’heure de l’addition pour 3 couverts 1190 Dh et «cerise sur le gâteau» au surplus s’entendre dire par le serveur que le service n’est pas compris – à votre bon cœur messieurs dames ! – le tout vous laissant un goût amer dans la bouche…
Gastronomie marocaine, que de meurtres…
on commet en ton nom !!!
Comptez 400 Dh par personne, vin non compris.


Humeur : Y’ a de la joie !!! tout de même…
et des raisons d’espérer !

Dernièrement, le Président Chirac se faisait l’écho un tantinet agacé de la sinistrose endémique des Français !
Alors que le paysage défilait sous mes yeux au départ de Marrakech direction Rabat assis dans un compartiment et un wagon envahi par des « citoyens du soleil levant « mitraillant le paysage comme il se doit à coup de photos…
Je ne pouvais m’empêcher de mesurer le travail accompli en quelques années – sans sous-estimer ce qui reste à faire évidemment – non pas que je veuille passer la brosse à reluire, mais il serait bon de temps en temps d’atterrir ou bien de changer de disque !
Marrakech que l’on apprécie ou pas, a explosé … On n’en finit pas de sortir des faubourgs de la capitale ocre … Les avenues sont désormais éclairées, fleuries, entretenues.
Tout le long de la voie ferrée, de nouvelles entreprises petites et grandes poussent comme des champignons profitant du chemin de fer et de la route pour évacuer leurs productions …
Dans la campagne, les moissons ont lieu en ce moment, il n’est pas si loin le temps ou l’on voyait paysannes et paysans penchés, plutôt cassés vers le sol et coupant à la serpe la récolte. Dans beaucoup d’endroits, des moissonneuses-batteuses assurent ce travail désormais en coopérative !
Que dire de ces nombreux champs laissés en jachère depuis de longues années et que l’on voit de nouveau « décallaissés « en cours de réhabilitation, et souvent en semailles ! dans des endroits considérés comme inaccessibles.
Voyez ces immenses bandes de terrain replantées en grandes lignes de cactées résistants qui permettront à la terre de se fixer sur un sol rocailleux, des forêts d’arbres replantés aussi par endroits !
A voir aussi du côté de Khémisset, les travaux pharaoniques engagés pour le passage de cette autoroute – Settat / Marrakech qui prends forme, ces ouvrages d’art qui sortent du sol à qui mieux mieux ! tout ce matériel logistique, ces énormes camions, pelleteuses, excavatrices ! Des locaux en dur construit pour le personnel, il n’y a pas si longtemps «non plus» ces ouvriers dormaient sous des tentes – à la dure -, ça existe encore il est vrai !
Du côté de la plaine de Benguerir, tous ces travaux afin de creuser d’énormes tranchées qui permettront de poser des tuyaux et faciliter la collecte, l’évacuation des eaux usées …
Que dire aussi de ces lignes aériennes électriques installées sur des pylônes flambant neufs qui irriguent le village le plus éloigné !
Tout n’est pas rose évidemment… un peu d’optimisme de temps en temps ferait bien dans le paysage.
Il y a quelque part de quoi lasser les meilleures volontés à broyer du noir à longueur de journée … ici comme ailleurs.

Pandore

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