Résultats financiers 2013: Attijariwafa bank, résilience à toute épreuve

Résultats financiers 2013: Attijariwafa bank, résilience à toute épreuve

Le Groupe Attijariwafa bank est très solide. C’est ce qu’a certifié Mohamed El Kettani, président-directeur général du groupe lors de la conférence de presse de présentation des résultats financiers 2013 tenue, mardi 25, mars à Casablanca. En effet, dans un contexte économique très peu porteur, Attijariwafa bank a su garder le cap.

Conjoncture difficile

«L’année 2013 a été marquée par un contexte économique et financier contrasté dans les pays de présence du Groupe Attijariwafa bank. Au Maroc, l’environnement a été caractérisé par le ralentissement de la croissance des crédits, le rétrécissement des marges et l’augmentation du coût du risque. Cependant, le secteur bancaire en Tunisie et en Afrique subsaharienne a connu une progression vigoureuse de ses principaux indicateurs», a expliqué M. El Kettani. C’est ainsi que le résultat brut d’exploitation enregistre une évolution de 6%, à 9,9 milliards de dirhams, sous l’effet de la progression du PNB de 4,9%, à 17,9 milliards de dirhams, et de la maîtrise des charges générales d’exploitation, en hausse de 3,4%. Aussi, le coefficient d’exploitation ressort à 44,5%, en amélioration de 0,6 point.

Rigueur dans la gestion risque

Toutefois, la conjoncture économique a eu raison du coût du risque. «Conséquence du contexte économique difficile, le coût du risque ressort à 1,9 milliard de dirhams, en hausse de 52,8%. Rapporté aux encours de crédit de fin d’année, il représente 0,71% en 2013 contre 0,48% en 2012, reflétant l’approche anticipative et prudente du Groupe en termes de détection, de suivi et de couverture des risques», a précisé M. El Kettani. Et de poursuivre: «Deux éléments non récurrents ont impacté négativement la croissance du RNPG. Il s’agit du règlement du contrôle fiscal de Wafa Assurance, détenu par le groupe à hauteur de 90% et de l’effet sur 12 mois contre 8 mois de l’augmentation de capital réservée aux salariés. Ainsi, le résultat net part du Groupe s’établit à 4,1 milliards de dirhams, en recul de 8% et de 3,7% hors éléments exceptionnels et non récurrents». Par ailleurs, la rentabilité financière se maintient aux meilleurs standards puisque le RoE est de 15,4% et le RoA de 1,3%. Aussi, les fonds propres consolidés s’élèvent à 37,9 milliards de dirhams enregistrant une hausse de 7,2% et confortant la solidité financière du Groupe.

La banque au Maroc face au coût du risque

Sur le volet croissance, la banque au Maroc réalise une croissance de 4% de la contribution au PNB et baisse de 16% de la contribution au RNPG. «Dans une conjoncture moins porteuse, la banque au Maroc réalise une amélioration de 3,9%, à 9,8 milliards de dirhams de sa contribution au PNB. Par contre, la contribution au RNPG marque une baisse de 16,5% sous l’effet de la hausse du coût du risque, en conformité avec les standards du Groupe en matière de couverture anticipative des risques», a expliqué M. El Kettani.

Sociétés de financement, doucement mais sûrement

Pour leur part, les sociétés de financement spécialisées réalisent une croissance de 1% de la contribution au PNB et de 2% de la contribution au RNPG. «Les activités des sociétés de financement spécialisées enregistrent une contribution au PNB de 2,1 milliards de dirhams, en hausse de 1,3% dans des marchés en croissance globalement modérée. Aussi, tirant profit de l’amélioration continue de la productivité et de l’efficacité opérationnelle conjuguée à une gestion performante du risque, la croissance de la contribution au RNPG se situe à 1,9% à 471 millions de dirhams», a souligné M. El Kettani.

L’assurance plombée par le contrôle fiscal

S’agissant de l’assurance, le Groupe a connu une hausse de 17% de la contribution au PNB et une hausse de 3,5% de la contribution au RNPG hors élément exceptionnel. À ce titre, M. El Kettani a fait remarquer que «l’activité Assurance améliore significativement sa contribution au PNB, en hausse de 17,2% sous l’effet d’une légère hausse des primes émises de 0,2% et de l’évolution favorable de la sinistralité. Aussi, la contribution au RNPG recule de 20,5%, à 458,3 millions de dirhams, suite au règlement du contrôle fiscal. Hors cet impact, la contribution au RNPG aurait progressé de 3,5%».

La diversification sert l’international

Enfin, pour ce qui est de la Banque de détail à l’international (BDI), la diversification internationale porte ses fruits avec une croissance de 11 et 33% de la contribution de la BDI au PNB et au RNPG. «La BDI, l’un des principaux moteurs de croissance du Groupe, affiche des performances significatives en lien avec la dynamique de croissance dans les pays de présence et la réussite des plans de développement des principales filiales validant la pertinence du modèle de développement régional du Groupe». En attestent, l’accroissement de 11,1%, à 4,8 milliards de dirhams du PNB consolidé, et la hausse de 32,7%, à 863,8 millions de dirhams de sa contribution au RNPG.

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