Retraite : Le HCP appelle à l élaboration d un modèle d équilibre général

Retraite : Le HCP appelle à l élaboration d un modèle d équilibre général

«Le problème du financement des retraites ne peut être résolu qu’en améliorant le rapport entre le nombre des cotisants et celui des retraités». Telle est la principale conclusion émise par le département d’Ahmed Lahlimi dans sa dernière étude visant à évaluer l’impact du choc démographique sur la viabilité financière du système de retraite. Elaborée conjointement par le Haut-Commissariat au Plan et le CEPII France, cette étude présente un modèle d’équilibre général axé sur l’interaction entre la sphère économique et les régimes de retraite. Dans un Maroc où la vieillesse battrait son plein à l’horizon 2050 (10,1 millions de personnes âgées de 60 ans et plus, soit 24,5 % de la population totale), la réforme du système de retraite devrait être repensée dans un cadre de cohérence global. Trois aspects, à tenir en compte, sont donc définis par le Haut-Commissariat au Plan. «le système de retraite par répartition, actuellement en vigueur, reste marqué par des disparités et un manque d’équité entre les générations. Toute réforme sous forme d’aménagement des taux de cotisation ou de remplacement risque d’accentuer les inégalités sociales et inter-générationnelles et de générer plus de pauvreté», relève-t-on de l’étude du Haut-Commissariat au Plan. Et de poursuivre que «la structure du marché de travail, notamment en termes de niveau d’activité et de qualification, ne pourrait pas être modifiée par une réforme limitée au système de retraite, notamment une réorganisation de son cadre institutionnel et un ajustement de ses dispositions paramétriques». Le département de Lahlimi estime dans ce sens que «le taux d’emploi serait presque insensible à de telles réformes renvoyant ainsi à une faible modification de la structure des activités économiques et de la productivité totale des facteurs».
La troisième recommandation formulée par le Haut-Commissariat au Plan concerne l’élargissement de la couverture du système de retraite. «Cette dernière aurait certainement des implications sur l’importance des transferts entre générations qui caractérisent la société marocaine», indique-t-on.
Et de préciser que «ces transferts qui constituent une source de préservation de niveau de vie et de prévention des précarités sociales pour un grand nombre de ménages marocains, pourraient prendre une tendance à la baisse».
A cet égard, le Haut-Commissariat au Plan mise sur une analyse en profondeur de la réforme du système de retraite accompagnée par la mise en place d’autres mécanismes de solidarité appropriés.
Notons que le système de retraite marocain se caractérise par la coexistence de plusieurs régimes de retraites composés principalement de trois régimes publics obligatoires (CMR, CNSS et RCAR) et un régime facultatif (CIMR) géré par le secteur privé.

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