Réussir ses premiers pas

Devenir free-lance, les gens qui ont franchi le pas vous le diront, est une expérience plutôt enrichissante dans le vrai sens du terme. Une enquête réalisée récemment en France a démontré que quatre free-lances sur cinq sont satisfaits de leur choix d’indépendance et ne veulent pas changer de statut.
Plus encore, le métier et ses structures se sont développés ces dernières années à un point tel que d’importantes multinationales, opérant sur différents pays et comptant plusieurs milliers de personnes, ont vu le jour. C’est le cas notamment de « Freelance.com » qui regroupe plus de 92.000 free-lances. L’année dernière, cette entreprise a réalisé un bénéfice net de près de 28 millions d’euros. C’est dire que le profil même d’une nouvelle profession est en train de pointer du nez. Seulement voilà, franchir le pas n’est pas une décision à prendre à la légère ; a fortiori au Maroc où la pratique de ce métier est plutôt synonyme de départ vers l’aventure. Précarité de la situation sociale, revenu incertain, absence d’un statut défini et reconnu… les arguments plaident plutôt pour un statut de salarié stable percevant, sans surprise, leur dû vers la fin de chaque mois.
L’autre son de cloche émane de ceux-là même qui pratiquent ce métier et plus particulièrement ceux qui réussissent la transition. Ces derniers sont attachés à la notion d’indépendance et de responsabilité et disent apprécier de ne devoir qu’à eux-mêmes leur réussite. Ils sont attachés à la liberté et à la flexibilité dans le travail ainsi qu’à la possibilité de choisir leurs clients. Quoi qu’il en soit, l’expérience a montré que même au Maroc les free-lances arrivent à tirer leur épingle du jeu.
Il est cependant important pour ceux qui veulent s’essayer à ce nouveau métier de prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas se retrouver au pied du mur. Les premiers pas risquent d’être difficiles mais pas insurmontables. Le premier pas consiste à se créer un capital relationnel important avant de voler de ses propres ailes. Disposer d’un carnet d’adresse bien fourni est une condition nécessaire pour pratiquer ce métier. Ceci pour la simple raison que le manque d’informations est l’une des plus importantes entraves que rencontre le free-lance. Au début, il faut s’en remettre à un proche, un expert (avocat ou expert-comptable), un journal ou un livre, au risque de disposer d’informations inadéquates ou, au pire, inexactes. Ensuite il faut déclarer son activité. Il est vrai qu’au Maroc, un grand nombre de soit disant free-lances opèrent dans le « noir », il n’en reste pas moins que les donneurs d’ordre sont de plus en plus exigeants. Il est donc important de disposer d’une patente et de demander son immatriculation (voir article « S’installer en freelance : guide pratique »).
Une fois le chemin trouvé, c’est l’angoisse des premiers avis de recouvrement des cotisations, taxes et impôts divers. Combien vais-je devoir payer ? Comment les payer si je n’ai encore qu’un (petit) client? Il est donc clair que pour franchir le cap il faut prendre son courage à deux mains. La réussite ne se fait généralement pas attendre.

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