Risque d’éclatement à l’OPEP

La Russie demeure le deuxième exportateur de pétrole, après l’Arabie saoudite. N’appartenant pas à l’organisation des pays exportateurs et producteurs de pétrole, elle pose réellement un véritable problème aux pays membres. Ainsi, l’organisation mise toujours sur une réduction de la production pétrolière de la Russie. Elle envisage une production de quelque 180.000 barils par jour. C’est ce qui ressort des propos du ministre quatari du pétrole, M. Abdallah Al-Attiyat, lors d’un entretien accordé au quotidien russe Vremia Novosteï. Il maintient le quota fixé, puisqu’une baisse de 100.000 barils par jour est jugée. Par ailleurs, de nombreux responsables au sein de l’OPEP, depuis le dernier round des négociations, déclarent que la Russie devrait accepter de sacrifier 200 000 barils par jour et même plus. Cette mesure permettrait de stabiliser la chute des cours du pétrole sur les marchés mondiaux. Jusqu’à présent, la Russie ne s’est contentée que d’un nombre de 50 000 barils par jour. Ce qui représente près de 0,7% de sa production totale sur le dernier trimestre 2001. Hier, les représentants des grands groupes pétroliers russes devront retrouver le Premier ministre du pays, M. Mikhaïl Kassianov, afin de mettre en place un système de possibilités pour des réductions supplémentaires en début de l’année prochaine. Cette décision est cruciale. En effet, comme le souligne M. Al-Attiyah, «l’organisation des pays exportateurs de pétrole ne contrôle que 35% du marché et ne peut influer seule sur les cours». L’enjeu est encore plus grave. Puisque, selon le même intervenant, le défaut de coopération des pays grands producteurs non affiliés à l’OPEP, pourrait pousser les membres de l’organisation à quitter le cartel, dont le «poids» pourrait être remis en question. Et fatidique, il conclut: «Si l’OPEP éclatait ? Les cours tomberaient à 5 dollars le baril».

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