Risque géotechnique : Le modus operandi d’ADM

Risque géotechnique : Le modus operandi d’ADM

Le changement climatique constitue un défi majeur pour Autoroutes du Maroc

La COP de l’action, c’est ainsi que la conférence des changements climatiques se définit. Autoroutes du Maroc mise gros sur cet événement en déployant une stratégie réfléchie et écologiquement responsable. Cette stratégie s’appuie sur six points cardinaux, à savoir la prévention proactive des glissements de terrain, l’adaptation aux changements climatiques, l’évaluation et approvisionnement du risque, la problématique d’érosion au Maroc, le programme de végétation autochtone, et la transmission du savoir-faire.

La participation d’ADM est particulièrement attendue à la COP22. Elle portera d’abord sur la mobilité durable avec la Conférence internationale qui est dédiée à cette thématique. Ensuite, il sera question de présenter un portefeuille de projets verts pour une infrastructure autoroutière résiliente aux changements climatiques.

Pallier les risques sur les usagers et les infrastructures  

Autoroutes du Maroc est au centre de la réussite de cette manifestation mondiale. Si le réseau routier du Maroc a connu une expansion exceptionnelle ces dernières années, il n’en demeure pas moins qu’une prévention proactive et technique de pointe est primordiale pour parer à tous les risques, même minimes, sur les usagers et l’infrastructure routière. C’est justement sur cet aspect que repose la stratégie d’ADM, sachant que le réseau routier ne compte pas moins de 1.800 km et qui s’étend sur tout le Maroc. Des infrastructures qui nécessitent un entretien particulier et un savoir-faire dans le domaine. A cet effet, le développement de certaines autoroutes situées sur les terrains difficiles ou les reliefs tourmentés a notamment posé au concepteur des problèmes géotechniques inédits à l’échelle locale plaçant ainsi les changements climatiques comme un des défis majeurs d’ADM.

Que faire contre les glissements de terrain et l’érosion des sols ?

En poursuivant son expansion, le réseau routier n’est donc pas à l’abri des dégradations causées par les fissures de retrait dues à la sécheresse et les instabilités des talus par la hausse des précipitations violentes. Dans cette lignée l’entreprise s’emploie activement à maîtriser ces phénomènes résultant des changements climatiques. Les dégradations causées par la nature sont inéluctables, toutefois la maîtrise de l’impact des phénomènes naturels est tributaire d’un diagnostic et d’un zonage du risque de glissement sur tout le réseau autoroutier. Ce zonage, selon Autoroutes du Maroc, est «basé sur une classification des sols selon l’aléa de l’instabilité». Cette approche permet d’orienter les efforts de surveillance et de prévoir des techniques conformes et idoines. La problématique de l’érosion au Maroc est réelle, une constatation visible sur les cartes de l’érosion du pays permet d’avoir une meilleure visibilité des zones à risque. La mise en place d’une végétation autochtone est un autre aspect permettant de lutter contre ces changements climatiques, faire reculer leurs effets grâce à l’implantation d’une végétation tout à fait naturelle pour une meilleure préservation de l’écosystème.

La transmission du savoir-faire 

C’est par une série de livres spécialisés en géotechnique qu’ADM partage son expérience dans le domaine. Le dernier ouvrage est intitulé «Guide méthodologique de stabilité des pentes». Celui-ci met en exergue les solutions apportées aux différents types de glissements auxquels fait face le Maroc.

Au niveau national et continental, ADM académie a mis en place un cycle de formation des experts en géotechnique et risque de glissement pour le renforcement des compétences marocaines et africaines.

Al Ard, le projet novateur d’ADM 

Valoriser les espèces sauvages pour lutter contre l’érosion, c’est la finalité du projet Al Ard. Cette initiative réalisée en partenariat avec l’Inra et GIZ est basée sur cinq piliers. D’abord, la sélection des espèces végétales prometteuses de la flore spontanée et des plantes introduites, ensuite la multiplication des semences locales prometteuses et la participation active de la population locale riveraine à grande échelle.

A ces aspects s’ajoutent la végétalisation des talus routiers et le renforcement des capacités des acteurs concernés par le projet. Al Ard promet des résultats efficaces contre l’érosion des sols tout en faisant particper les populations locales riveraines de terrains avoisinant les tronçons autoroutiers. En outre, cette innovation permettra la végétalisation des talus autoroutiers selon les techniques de génie biologique à partir des semences autoproduites.

Avec ce projet les bénéfices escomptés seront nombreux, notamment la diminution des coûts de maintenance des autoroutes menacées ; l’amélioration des revenus des populations locales ; l’amélioration des paysages des tronçons d’autoroutes ; l’augmentation de la faune locale et la diminution des infrastructures des autoroutes.

Laila Ouchagour

(Journaliste stagioaire)

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