Saida Benhayoune : «Le Co-design Summit accompagne les jeunes de Laâyoune vers la créativité et l’innovation»

Saida Benhayoune : «Le Co-design Summit accompagne les jeunes de Laâyoune vers la créativité et l’innovation»

Entretien avec Saida Benhayoune, directrice du pôle «Innovation Practice» au Massachusetts Institute of Technology D-Lab

Selon Saida Benhayoune, le but du Co-design Summit est d’accompagner les aspirants entrepreneurs de Laâyoune vers la créativité et l’innovation.

ALM : Pourquoi le choix de la ville de Laâyoune pour abriter le Co-design Summit?

Saida Benhayoune : Notre travail en général se focalise sur des régions où il y a des besoins en termes de développement économique et social, et le choix de Laâyoune est venu à travers la Fondation Phosboucraa qui nous a interpellés sur le besoin qu’il y avait pour pouvoir développer une  nouvelle stratégie afin de promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes de Laâyoune. On s’est rendu compte que la méthodologie du design participatif qu’on apporte pourrait avoir un impact dans ce contexte puisqu’on a pu l’adapter et l’appliquer aux étapes primaires du développement entrepreneurial pour aider les jeunes entrepreneurs ou aspirants entrepreneurs à développer leurs idées et focaliser leurs efforts d’une manière plus disciplinée pour partir d’une opportunité vers une solution entrepreneuriale.

Est-ce qu’il y a une véritable adhésion des jeunes de Laâyoune à cette initiative ?

Absolument, je pense qu’en termes d’adhésion on a atteint nos objectifs. En principe on essaye d’impacter sur trois niveaux de changement : mentalité, savoir, et dans les relations, et ce n’est vraiment qu’à l’intersection de ces trois choses que le changement se réalise à la fin. Maintenant juste par l’observation des équipes il y a certainement une vraie adhésion parmi les aspirants entrepreneurs qui pour la première fois se trouvent au centre de l’action et trouvent une équipe autour d’eux qui va les aider à formuler leurs idées avec le soutien des acteurs de l’écosystème local et national. Ce sommet est venu pour accompagner ces jeunes vers la créativité et vers l’innovation. Un autre objectif de cet évènement c’est de rassembler plusieurs intervenants dans les équipes de travail. À travers leur participation on pense non seulement à ramener des notions sur l’écosystème, mais nouer des relations entre les acteurs de ce dernier et les aspirants entrepreneurs pour qu’ils puissent concevoir des programmes qui sont plus adaptés aux besoins de l’entrepreneuriat à Laâyoune.

Quelles sont les retombées attendues de ce sommet ?

Il  y a plusieurs retombées, premièrement à travers la construction d’une capacité locale pour l’application et l’utilisation de la méthodologie du D-Lab, le sommet n’est qu’une étape du processus, on a formé des formateurs et l’idée c’est que ces derniers vont prendre cette méthodologie et continuer à l’enseigner à Laâyoune, donc c’est une question de développement du capital humain et de savoir. La deuxième retombée, on espère une inspiration, c’est–à-dire que les projets présentés pourraient être inspirants à d’autres pour qu’ils puissent prendre un pas vers l’entrepreneuriat.

Et puis la troisième et la plus importante c’est qu’il y a des initiatives qui se forment entre les différents acteurs pour qu’ils puissent supporter l’écosystème d’une façon plus effective et plus appropriée. Ce sommet est également une belle opportunité pour la Fondation Phosboucraa pour ramener d’autres partenaires à la table et explorer comment elle peut travailler avec d’autres parties pour multiplier les efforts au profit des jeunes.

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