Samir Benmakhlouf : Le Maroc, un hub technologique

Samir Benmakhlouf : Le Maroc, un hub technologique

ALM : Tout d’abord parlez-nous sur le lancement de 4Africa Initiative ?
Samir Benmakhlouf : L’initiative 4Afrika de microsoft est un nouvel effort par le biais duquel la compagnie participera activement au développement économique de l’Afrique pour améliorer sa compétitivité mondiale. D’ici 2016, l’initiative 4Afrika de Microsoft permettra d’équiper les jeunes africains de dizaines de millions de smartphones , de mettre 1 million de petites et moyennes entreprises (PME) africaines en ligne, d’améliorer les compétences de 100.000 membres de la main d’œuvre déjà existante en Afrique, et d’aider 100.000 autres jeunes diplômés à développer des compétences favorisant l’employabilité. Par ailleurs, Microsoft aidera 75% d’entre eux à trouver un emploi. En agissant ainsi, nous pensons pouvoir contribuer à favoriser l’innovation africaine pour le bien du continent et du reste du monde.

Quelles sont vos attentes en créant cette plate-forme?
Le monde entier reconnaît le potentiel de l’Afrique et Microsoft veut investir dans ce potentiel. Dans la perspective des 20 prochaines années, nous voulons explorer de nouvelles façons de lier la croissance de notre entreprise à des initiatives visant à accélérer la croissance du continent. L’Afrique possède plus d’un milliard d’habitants et 16 des 30 économies enregistrant la plus forte croissance au monde se trouvent également sur le continent. Nous pensons tout simplement que le moment n’a jamais été aussi propice pour investir en Afrique et dans le peuple africain. Beaucoup de gens considèrent la Chine comme la prochaine grande opportunité de croissance ou parlent du rôle croissant de la Chine en Afrique. Chez Microsoft, nous considérons que le continent africain peut changer la donne dans l’économie mondiale. Nous croyons profondément au potentiel de la technologie pour changer l’Afrique, mais nous croyons tout autant au potentiel de l’Afrique à changer la technologie pour le reste du monde.

Comment évaluez-vous le secteur des TIC au Maroc ?
Les technologies de l’information sont aujourd’hui pour notre pays un élément essentiel de compétitivité, et ce, dans le sens le plus large du terme. S’appliquant aussi bien aux individus qu’aux organisations, dans une dynamique de continuité et de synergie entre les différents chantiers du développement, les Technologies de l’Information sont un pilier de développement pour notre pays. Par ailleurs, rappellons  que «Maroc Numeric 2013», ambitionne d’ériger notre pays en un hub technologique, qui soit générateur de richesse, avec des entreprises et des individus bien ancrés dans une mondialisation qui avance à marche forcée. Assumer notre devoir de leader, c’est donc aussi proposer des concepts qui contribuent à l’essor d’une société plus productive et plus transparente, réduisant les différences sociales et permettant un accès au savoir et aux opportunités de façon plus équitable pour tous les utilisateurs.
 
Quelles sont vos perspectives?
Notre vision s’appuie sur quatre piliers essentiels – les clients particuliers et entreprises, l’éducation, le gouvernement électronique et le développement de l’écosystème partenaires – qui sont autant d’aspects liés au progrès socio-économique marocain, et pour lesquels Microsoft s’engage dans une démarche innovante et volontariste. C’est au niveau des particuliers que les enjeux de mutation sont les plus marquants, avec un accroissement notable du parc informatique et deux millions de foyers sur six aujourd’hui connectés à Internet, signe d’une pénétration rapide de la culture technologique et d’une tendance à la réduction de la fracture numérique. Au-delà de l’outil et de l’accès qui sont nécessaires, les contenus sont également très importants. En outre, Microsoft s’engage à prendre en charge la formation de 50 à 100 étudiants surdoués en NTIC des universités publiques, dans le cadre du programme Microsoft Student Partners, chargés eux-mêmes de transmettre leur expertise en organisant des workshops à 1.000 enseignants qui à leur tour formeront 50.000 étudiants du cycle supérieur aux dernières technologies de l’information.

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